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29 mars 2017
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GESTION DES PRODUITS PETROLIERS AU NIGER : La partie cachée de l’iceberg

Le débat sur la gestion des produits pétroliers a repris de plus bel à la faveur de la grève des conducteurs des taxis qui exigent une réduction des prix du carburant à la pompe.

 

En 2012, le gouvernement avait promis d’opérer à l’avenir des réductions des prix à la pompe. Aujourd’hui rien ne permet de croire que cette promesse non tenue sera respectée un jour. A l’agenda du gouvernement de Brigi Rafini arrivé en fin de mandat, aucune remise sur les prix à la pompe n’est envisagée dans les jours à venir.

 

Comme tout le monde le sait, la gestion des produits pétroliers est très opaque plus qu’elle n’en était auparavant. Des privés nigérians et étrangers ont signé avec la SONDEP (société en charge de distribution et de commercialisation des produits pétroliers) des accords préférentiels d’exportation et de vente des produits pétroliers qu’ils transportent depuis la SORAZ vers d’autres destinations, notamment en direction des pays de la sous-région comme le Nigéria.

 

La commercialisation des produits pétroliers était l’apanage d’une clientèle politique ayant des atomes crochus avec les dignitaires du régime. Personnalités politiques, hommes d’affaires proches du régime, ministres, exercent le business du carburant, concurremment avec la SONIDEP et en violation des lois et règlements qui régissent cette activité.

 

Selon une information d’une personne qui connait ce dossier, beaucoup de ces privés et entreprises bénéficiaires des accords de sous-traitance sont en défaut de paiements chiffrés à plusieurs milliards de francs CFA.

 

Eventuellement, toute réduction opérée sur les prix des carburants à la pompe, telle que le souhaitée par les organisations du secteur de transport, va indubitablement remettre en cause l’essentiel des engagements pris par l’Etat vis-à-vis de la SORAZ, pour éponger ses arriérés de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

 

Par ailleurs, il convient de souligner qu’à l’instar d’autres secteurs gérés de manière opaque, celui en charge d’exploitation et de vente des produits pétroliers est aussi gangrené par d’autres pratiques mafieuses entretenues malheureusement par des individus qui coulent sous les ailes du régime et qui ne sont pas prêts à permettre à ce que tous leurs impairs soient étalés au grand jour.

 

Donc si d’aventure un nouveau responsable devra être nommé dans les prochains jours à la tête de la SONIDEP, il faudra pour le régime en place trouver quelqu’un qui fera le même jeu que le responsable partant. Une sorte de qui doit tout faire pour que cette situation d’opacité dans laquelle se trouve la SONIDEP ne soit pas comprise du grand public.

NIGER : Les avocats du Niger prennent fait et cause pour les personnes arrêtées dans le cadre du coup d’état déjoué

L’ordre des avocats du Niger a décidé à compter de ce lundi 11 janvier 2016 de déposer les robes pour dénoncer selon eux, l’arrestation des personnalités par la DGDSE, un service communément appelé «coordination» et rattaché à la présidence de la république. Dans une déclaration rendue publique cet après midi du dimanche 10 janvier 2016, les avocats du Niger ont menacé par rapport à ces arrestations de porter plainte contre ceux qui les ordonnent.

 

En effet, une vingtaine des personnalités civiles et d’officiers supérieurs des forces armées a été arrêtée par ce puissant service de renseignements de la présidence dans le cadre du coup d’état déjoué. En décembre passé, le chef de l’Etat nigérien, candidat à sa propre succession pour les élections de février prochain, avait dit échapper à une tentative de putsch commanditée par une poignée d’individus. En plus de ces arrestations, plusieurs personnalités politiques ont été entendues dans le cadre de cette tentative de coup d’état par la DGDSE.

 

Il y a quelques jours, l’ordre des avocats du Niger avait dans une autre sortie médiatique dénoncé les propos à caractère ethno régionalistes perceptibles dans certaines déclarations politiques et a demandé aux pouvoirs publics de sévir contre les auteurs de tels actes qui sont de nature à mettre à mal l’unité nationale.

 

La déclaration de l’ordre des avocats intervient au lendemain de la validation des quinze candidatures aux présidentielles de 2016 par la cour constitutionnelle, et à la veille du délibéré en appel sur la demande de liberté provisoire d’un des candidats aux présidentielles, Hama Amadou, candidat du Moden FA Lumana, investi en août dernier.

 

Ce dernier est actuellement en détention au niveau de la prison civile de Filingué, située à plus d’une centaine de kilomètres de Niamey, dans la région de Tillabéri. Hama Amadou a été arrêté le 14 novembre dernier à l’aéroport de Niamey alors qu’il rentrait de son exile politique d’un an qu’il a passé à Paris, en France.

 

Poursuivi comme complice de son épouse dans l’affaire dite de supposition d’enfants, Hama Amadou est également inquiété dans l’affaire de coup d’Etat déjoué, dont une enquête est actuellement en cours. Celui-ci a reçu dans le même cadre la visite des enquêteurs en décembre passé dans sa cellule de la prison civile de Kollo.

 

La validation de sa candidature par la cour constitutionnelle est perçue comme un ouf de soulagement pour lui, ses proches et les militants de son parti, car elle pourrait influencer sa demande de mise en liberté provisoire dès ce lundi 11 janvier, afin de lui permettre de préparer sa campagne présidentielle. Rappelons que Hama Amadou a déjà pris part aux présidentielles de 2011 à l’issue desquelles il était classé troisième.

NIGER : Issoufou confirme le coup d’Etat contre son régime

Le Président de la République Issoufou Mahamadou a confirmé jeudi 17 décembre 2015 dans le message à la nation qu’il a livré, à l’occasion de la fête du 18 décembre, qu’une tentative de coup d’état vient d’être déjouée contre son régime, opérée par une «poignée de personnes», voulant substituer «leur propre arbitrage à celui du peuple souverain», à un moment où le pays s’apprête à préparer des élections démocratiques à l’issue desquelles, les nigériens éliront celle ou celui qui présidera aux destinées du pays pour un mandat de cinq ans.


Des officiers supérieurs de l’armée envisageaient «notamment d’utiliser la puissance de feu des moyens aériens qu’ils ont bloqués délibérément depuis des semaines ici à Niamey, alors que «je les pressais de les envoyer à Diffa sur le front de la lutte contre Boko Haram où nos vaillants soldats, leurs frères d’armes, en ont le plus grand besoin », a affirmé le chef de l’Etat nigérien, avant de qualifier leur acte de  «haute trahison» non seulement contre les institutions civiles de l’Etat mais aussi contre l’institution militaire elle-même, a-t-il déploré. Il s’agit d’un coup de poignard dans le dos de leurs frères d’armes affectés au front », a ajouté Issoufou.


Sur les cinq officiers supérieurs de l’armée qui ont mené cette opération, il y a un seul qui est en fuite. Les quatre arrêtés sont actuellement entre les mains de la gendarmerie et l’enquête suit son cours. En plus des militaires, des personnalités civiles ont pris part à cette opération. Pour le moment aucun nom n’a été annoncé mais selon une source bien informée, plusieurs personnalités politiques de l’opposition pourraient être arrêtées dans les prochaines heures pour complicité d’atteinte à la sûreté de l’Etat.


Des documents importants qui renseignent plus sur cette opération ont été retrouvés au moment où ces officiers s’apprêtaient à entrer en action dans la matinée du mardi 15 décembre. Notons que tous ces officiers sont des proches du Général Salou Djibo, ancien président de la junte qui a renversé le régime de Tandja Mamadou le 18 février 2010.

Une menace pèse sur l'avion du Niger:

Un défaut de paiement d’une somme d’argent frôlant les six (6) milliards de francs CFA, au titre des redevances satellitaires dans le cadre d’un contrat entre INTELSAT et la SONITEL, a failli coûter à l’Etat du Niger sa crédibilité à l’étranger.

 

En effet, selon une source proche du ministère des finances, INTELSAT dont le contrat avec le Niger a été résilié depuis 2012, avait récemment menacé de saisir un des avions du Niger, n’eût été un versement partiel effectué dare-dare, en fin de semaine écoulée à hauteur de 2.200.000.000 (2,200 milliards) de francs CFA.


Seulement voilà, après ce paiement, on apprend dans certains milieux proches de cette affaire qu’INTELSAT n’a jamais menacé de saisir l’avion du Niger. Mieux, INTELSAT avait même proposé un arrangement avec l’Etat du Niger afin de procéder au paiement par échéancier, rappelle notre source.


Il semble que c’est une fabrication d’une autorité proche du dossier qui a intérêt dans le versement de cette somme d’argent à INTELSAT. L’autorité en question piaffait d’impatience depuis un moment pour capter ses commissions sur ledit paiement de la redevance à INTELSAT. C’est pourquoi l’autorité, dont on veut cacher le nom, avait inventé un tel chantage avec la complicité de certains milieux.


Affaire à suivre !

Niger : Les arrestations dans les rangs des officiers supérieurs de l’armée se poursuivent

Attaque du siège du parti pnds, arrestation dans les rangs des hauts gradés de l’armée, Niamey la capitale du Niger a été sérieusement mouvementée ces dernières soixante-douze heures.
L’arrestation mardi 15 décembre des deux hommes armés, sur les trois qui ont ouvert le feu dans la nuit du dimanche à lundi 14 décembre aux environs du siège du principal parti au pouvoir lors d’une course-poursuite, a permis d’en savoir plus sur cet incident que le ministre de l’intérieur a qualifié de bavure, écartant l’hypothèse d’une attaque terroriste, ou d’un assaut délibéré.
Les premiers indices permettent de conclure que l’on s’achemine réellement vers un simple « fait divers », d’une nature politico-militaire.
De quoi s’agit-il ? Tout a commencé aux environs du Lycée kouara, c’était dans la nuit du dimanche à lundi 14. En effet, un véhicule Mercédès a été aperçu pendant un long moment aux alentours du domicile du chef d'état-major de l'armée, le Général Seïni Garba. En faction devant ledit domicile, deux militaires suspectant ce véhicule, avaient ordonné à son conducteur de ne pas stationner. Affolé suite à cette sommation, le conducteur du véhicule démarra en trombe.
Ce qui donna lieu à une course-poursuite entre les gardes du domicile du chef d’état major et les occupants de la voiture Mercédès jusqu’aux environs du siège du Pnds, où il y a eu un échange des coups de feu.
Selon nos sources, le lendemain, c’est-à-dire mardi, un des trois hommes, un militaire semble t-il, s’était rendu au niveau de sa hiérarchie militaire où il est passé aux aveux en dévoilant des choses. Rien de sûr n’a encore filtré pour le moment mais l’acte s’apparente, à une tentative d’atteinte à la sûreté de l’état. D’où des arrestations des officiers supérieurs.
Au total, selon notre source, sept officiers supérieurs, dont le Général Souleymane Salou, l’oncle du Général Salou Djibo sont aux arrêts. Trois autres officiers de l’armée sont activement recherchés.
Âgé de 62 ans, le Général Salou Souleymane est Inspecteur général des armées et de la Gendarmerie et devait partir à la retraite en janvier prochain. Il a été arrêté en même temps que le patron de la compagnie aérienne au niveau de l’escadrille.
Questions : Pourquoi tout a commencé devant le domicile du chef d’état major, Seïni Garba ?
Qu’est-ce que ces officiers supérieurs étaient en train de préparer de grave cette nuit et contre qui ? Y-a-t-il péril en la demeure ?
On en saura plus dans les prochaines heures.