Actualité
29 mars 2017
French Arabic English

FN BAN

CONTENTIEUX A PROPOS DU HADJ 2014: Le patron d’Air Niamey dans le collimateur de la justice

Le patron de la compagnie Air Niamey, le sieur Ibou Diori n’a pas fini de faire parler de lui au sujet des ratés qui ont émaillé ses prestations lors du Hadj 2014. Selon une source digne de foi, le Commissariat chargé d’organiser le hadj et la Omra (COHO) s’apprête à ouvrir un contentieux contre sa compagnie Air Niamey, en raison du refus de celui-ci de rembourser une somme avoisinant quelque quatre cent millions de francs CFA qu’il doit au COHO.
Cette somme représente, selon la même source, l’équivalent du solde à retourner au COHO sur la totalité du montant qui lui a été versé conformément au contrat qui le lie avec cette institution dans le cadre de transport des pèlerins au titre du Hadj 2014. N’ayant pas pu ramener  au Niger tous les pèlerins par ses propres moyens de transport, il devrait tout calcul fait rembourser près de 400 Millions de francs CFA, ajoute notre source.
Le patron d’Air Niamey ferait de la résistance en ce moment, en représailles à la décision prise par le COHO d’effectuer un paiement à la compagnie Max Air sans son consentement. Notons que c’est à Max Air que le COHO a fait recours en 2014 pour acheminer à Niamey des pèlerins laissés dans le désarroi après les travaux du Hadj. Aux yeux du DG d’Air Niamey, s’il y a paiement à faire c’est à lui que le COHO devrait l’effectuer quitte à son tour de payer la quote-part à Max Air.
Beaucoup de pèlerins ont encore en mémoire les désagréments qu’ils avaient subis lors du Hadj 2014, du fait de l’incapacité de la compagnie Air Niamey à assurer leur vol retour. A l’aller, les opérations de transport des pèlerins s’étaient très bien déroulées. Les misères de ces pèlerins ont commencé presque à la fin du Hadj. Beaucoup d’entre eux étaient immobilisés plusieurs jours durant après les opérations du Hadj, attendant leur vol retour bloqué en raison de non respect par Air Niamey de certaines clauses du contrat qui le lie à Max Air, a-t-on appris l’année dernière.
Pour se donner bonne conscience, le patron de cette entreprise, au lieu de reconnaître ses défaillances et présenter son pardon aux centaines des pèlerins qu’il avait laissés sur les carreaux, avait fait feu de tout bois. C’est à partir de là que tout le problème a commencé, entre le COHO et Air Niamey, d’une part et entre Max Air et Air Niamey d’autre part. Face à une telle situation, le COHO a décidé carrément de poursuivre en justice Air Niamey.
Ce contentieux relance de plus bel le débat sur les mauvaises prestations de la compagnie Air Niamey qui ont émaillé les opérations de transport des pèlerins au hadj 2014. C’est dire que la fin du triste feuilleton du Hadj 2014 n’est pas pour demain !

DISSOLUTION DU CAPI : Le DG de la SONIDEP tombé en disgrâce

Créé il y a moins de quatre mois par le Directeur général de la SONIDEP, dans le seul but, disait-on, de fédérer la jeunesse nigérienne autour des actions de développement entreprises par Issoufou Mahamadou depuis son accession au pouvoir en 2011, le «CAPI» a évidemment été dissout, en même temps qu’une autre structure dénommée, «Convergences» qui est elle, une trouvaille du Ministre de la défense Karidjo Mahamadou.
La décision de dissoudre ces deux structures, purement politiques, a été prise par le présidium du PNDS-Tarayya, qui les considère toutes comme des organes parallèles créés en violation des règles internes au parti. Le CAPI est une structure mal vue par les patrons du PNDS et la jeunesse du parti réunie autour de l’Organisation des jeunes tarayya (OJT). L’initiative a été saluée au départ en ce qu’elle visait à impliquer la jeunesse dans le développement du pays. Mais si le CAPI a été largement combattu, c’est certainement du fait du comportement peu vénérable de son promoteur, Idi Ango Ousmane.
Sa situation de jeune riche et enfant choyé parmi tous les enfants chouchous de la 7ème République, a fait de lui un homme arrogant et insupportable, affirment ceux qui fréquentent son cercle d’influence.  Son CAPI a acquis une ampleur nationale au même titre qu’un parti politique. Ses thuriféraires lui ont fait croire qu’au Niger pour avoir le pouvoir, il faut disposer de beaucoup d’argent. L’argent, Dieu seul connaît le nombre de milliards que l’actuel DG de la SONIDEP a amassés sur le dos de la SONIDEP, l’entreprise qu’il dirige depuis 2011. Le slogan «Saï Kayi », (qui veut dire en d’autres termes vous allez un jour diriger le pays) chanté par des thuriféraires en herbe commença à lui tourner la tête. Ainsi, le jeune Idi Ango Ousmane va commencer à afficher des «ambitions pouvoiristes» au point d’espérer changer à travers son CAPI l’ordre préétabli au sein du parti rose.
Pour ce faire, le puissant patron de la SONDEP ne se gênait point à parler très mal des hauts responsables du PNDS-Tarraya dans certains milieux proches de l’opposition, comme le fait actuellement son aîné Abdou Sidi, DG de la CAIMA, l’autre puissant DG tombé en disgrâce. Mais Idi Ango Ousmane l’a vite vécu à ses dépens. Celui-ci n’avait apparemment rien compris du fonctionnement d’un parti comme le PNDS. il s’était trompé de croire qu’il peut, au gré de sa fortune, se permettre de manquer de bienséance aux hauts responsables du parti, à l’image de Bazoum Mohamed qu’il considère comme son alter ego.
Les échos sur l’inimitié qu’Idi Ango Ousmane développait vis-à-vis des grands patrons du PNDS, ainsi que les nouvelles de ses amitiés avec les opposants au régime sont vite parvenus au plus haut sommet de la hiérarchie du parti. Il fallait donc en découdre avec ce personnage que l’argent a transformé en si peu de temps. C’est ce que le présidium du PNDS a fait il y a déjà plus de deux semaines, en dissolvant le CAPI.

CDS-RAHAMA : Impossible réconciliation entre Ousmane et Labo !

Après ses multiples revers auprès des tribunaux nigériens et au niveau de la cour de justice de la CEDEAO, Mahamane Ousmane, convaincu d’avoir perdu l’appareil CDSD-Rahama, a décidé de jouer balle à terre.

Lire la suite : CDS-RAHAMA : Impossible réconciliation entre Ousmane et Labo !

Corruption/NIGER: Le DG de la CAIMA met les mains à la poche

Le Directeur Général de la CAIMA a vraiment eu chaud lors de son petit passage à la police judiciaire. Pour redorer son blason, le pauvre commande des petits articles dans certains journaux de la place.

Lire la suite : Corruption/NIGER: Le DG de la CAIMA met les mains à la poche

Niger: un journaliste et responsable d'ONG arrêté pour "collaboration avec Boko Haram" Niamey, Niger-AFP

Le journaliste et responsable d'ONG Moussa Tchangari, très critique sur la situation humanitaire dans le sud-est du Niger, où l'armée nigérienne combat Boko Haram, a été arrêté lundi pour "collaboration" avec les islamistes, a affirmé mercredi le ministre de l'Intérieur. "Depuis un certain temps ce monsieur collabore avec Boko Haram et il mène une propagande active pour propager de fausses nouvelles en lien avec Boko Haram", a expliqué le ministre Hassoumi Massaoudou, interrogé par l'AFP. "Toute sa propagande vise à montrer" que "ce sont les Forces de défense et de sécurité nigériennes qui sont les criminels" et "non Boko Haram", a assuré M. Massaoudou, pour qui les autorités nigériennes ne peuvent
"tolérer cette collaboration aussi active avec des terroristes" et "une propagation systématique de fausses nouvelles". Arrêté lundi matin, Moussa Tchangari est poursuivi pour "association de malfaiteurs en relation avec l'entreprise terroriste Boko Haram", a indiqué le ministre de l'Intérieur, un proche du président nigérien Mahamadou Issoufou. L'arrestation de M. Tchangari, qui dirige l'ONG "Alternative espace citoyen", intervient après des propos critiques de son organisation sur la situation humanitaire dans le sud-est du Niger, où l'armée nigérienne combat Boko Haram. Début mai, "Alternative" a produit un rapport jugé accablant contre les autorités nigériennes, qui ont fait évacuer quelque 25.000 résidents des îles du lac Tchad par crainte de nouvelles attaques de Boko Haram, après un assaut meurtrier des islamistes nigérians fin avril. "Aucune disposition n'a été mise en place pour l'accueil" de milliers d'"hommes,
femmes, enfants et vieillards" arrivés "exténués, affamés, assoiffés" après avoir "marché plus de 50 km à pied", avait dénoncé M. Tchangari lors d'une conférence de presse. "La lutte contre Boko Haram ne doit pas servir de prétexte pour violer la liberté d’expression", a regretté Amnesty international mardi soir dans un communiqué, appelant les autorités nigériennes à "immédiatement libérer Moussa Tchangari". Un assaut de Boko Haram le 25 avril contre une position militaire nigérienne située sur une île du lac Tchad avait fait au moins 74 morts, dont 28 civils, et 32 disparus. Ces pertes sont les plus lourdes subies par le Niger depuis que le pays est entré en lutte contre le groupe armé nigérian islamiste début février. bh/jf/jhd   Éric Boutin | Service Revue de Presse