BRAS DE FER JUDICIAIRE ENTRE BOLLORE ET SAMUEL DOSSOU: Les travaux de construction de chemin de fer PARAKOU-NIAMEY en passe d’être arrêtés
29 mars 2017
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FN BAN

BRAS DE FER JUDICIAIRE ENTRE BOLLORE ET SAMUEL DOSSOU: Les travaux de construction de chemin de fer PARAKOU-NIAMEY en passe d’être arrêtés

La Cour d’appel de Cotonou a jugé le 19 Novembre dernier que «les travaux entrepris par Bolloré Africa Logistics et les agissements de l’Etat béninois sont constitutifs de voie de fait», avant d’ordonner «la cessation par Bolloré Africa Logistics de tous travaux entrepris» sur le site de l’Organisation commune Bénin-Niger, à Cotonou, sous astreinte de 100 millions de F CFA soit 152 000 euros par jour de résistance.


Elle a ordonné «tant à l’Etat béninois qu’à Bolloré Africa Logistics de s’abstenir de tous travaux sur les composantes du projet Epine Dorsale également sous astreinte de 100 millions de F CFA par jour de résistance», indique une dépêche publiée sur le site de Jeune Afrique le 20 novembre dernier.
Cette décision aura un impact sévère sur le chantier de construction de la boucle ferroviaire entrepris par le groupe français depuis 2014 pour rénover le chemin de fer reliant Cotonou à Parakou, et le tronçon qui reliera Parakou à Niamey.
Selon la justice béninoise, le groupe français a entrepris les travaux sans détenir de concession, s’appuyant sur les arguments du groupe Petrolin, dirigé par Samuel Dossou, qui estime détenir des droits sur ce projet de construction de la boucle ferroviaire. Le groupe Petrolin dit avoir montré au Groupe Bolloré, une notification d’attribution de concession accordée en 2010 par le Bénin et le Niger, à la suite d’un appel d’offres concernant le rail. Mais Bolloré avait estimé que ces documents ne sont pas valables.
Il faut dire que cette bataille judiciaire entre Bolloré et Samuel Dossou vient asséner un coup dur au rêve du Président de la République, Issoufou mahamadou, qui est pressé de réceptionner la première partie du tronçon reliant Niamey à Dosso vers la fin de l’année 2015. Avec cette décision, il faut craindre que tout le projet ne soit renvoyé aux calendes grecques à l’image des travaux de Kandadji dont on en parle plus.


S. LAMINE (publié dans le journal "La Gazette")