dimanche, 23 juillet 2017
French Arabic English

banner.jpg

Delta-Cargo-and-Air-France-banner.png

Conseildesministres

Quelque cinq Maires des communes rurales, dont quatre issus de la région d’Agadez et un de la commune rurale de Karma dans la région de Tillabéri, ont été révoqués hier vendredi 30 juin par le pouvoir central de Niamey à l’issue d’une réunion du Conseil des Ministres.

En plus de la révocation des maires, le conseil des ministres a annoncé la dissolution pure et simple du Conseil Municipal de la Commune Urbaine de Bilma, toujours dans la région d’Agadez.

Aucune raison n’a été avancée au sujet de ces révocations par le communiqué du gouvernement lu sur la chaîne de télévision d’Etat lors de l’édition du soir.

Ces révocations et dissolution d’un conseil municipal interviennent quelques semaines après une rencontre entre le Président de la République et les élus locaux, en marge d’une réunion des maires tenue à Niamey.

On se rappelle lors de cette rencontre, le Chef de l’Etat nigérien a déploré la façon dont les affaires publiques sont gérées au niveau des différentes collectivités territoriales. Les propos qu’il avait tenus à cette occasion laissaient déjà à cette époque transparaître des menaces de révocation de certains élus par le Chef de l’exécutif.

Plusieurs maires concernés par ces mesures disent ne pas reconnaître les faits mis en avant pour les révoquer et entendent saisir le Conseil d’Etat. C’est le cas du maire de Bilma qui affirme que son droit a été violé dans la mesure où l’exécutif avant de prendre sa décision ne lui a pas permis de s’expliquer comme l’exige la loi en la matière.

Les mandats de tous les élus locaux ont été prolongés à la demande du pouvoir central qui s’est arrangé à ne pas organiser des élections municipales même après deux rallonges accordées à ces élus en l’espace d’une année.

La décision de ne pas tenir les élections a été vertement critiquée et rejetée par l’opposition politique mais la majorité politique qui soutient la démarche de l’exécutif a passé outre, invoquant des anomalies relevées dans le fichier électoral alors même que c’est sur la base de ce même fichier que les élections présidentielles et législatives ont été organisées en février 2016.

A travers ce refus d’organiser les élections municipales, l’opposition politique et certains partis non affiliés avaient accusé le pouvoir central de préparer un complot visant à chasser des maires qui ne sont pas de son bord politique pour les remplacer par des militants des partis de la majorité.

Ainsi avec ces dernières révocations, l’histoire est en train de donner raison à cette opposition qui risquerait d’être écartée systématiquement de la gestion au niveau locale, si d’aventure l’exécutif devrait toiletter les municipalités par voie de révocation, regrette un opposant politique qui commente la décision.

Ce n’est pas pour la première fois que le régime révoque un maire. En 2013, le maire central de la ville de Niamey a été victime d’une mesure similaire mais c’est un élu issu de son parti politique qui l’a remplacé, en l’occurrence Assane Seydou, qui a malheureusement fini par décevoir ses soutiens politiques qui l’ont pourtant porté à la tête de l’hôtel de ville aux forceps.

Ce dernier a certes échappé il y a quelques mois à un vote de défiance, en raison semble-t-il du soutien indéfectible du leader de son parti Hamidou Tchiana dit Ladan, actuel ministre d’Etat, chargé des transports, qui aurait tenu tête au régime. Toutefois, à l’allure où vont les choses le sort du Maire central Assane Seydou pourrait être scellé par voie de révocation.

Non seulement le pouvoir central n’est pas content de sa gestion mais il lui est surtout reproché son peu de souci pour l’entretien des infrastructures urbaines de la Capitale, tels que les échangeurs et routes bitumées réalisés à grands frais mais envahis par du sable et ordures ménagers, a souligné une source proche de l’exécutif.

AGENCE ALL COM

Connexion

banner_sharp_06.jpg

VIDEOS RECENTES

Plus de vidéos <

Abonnez vous à la newsletter