dimanche, 23 juillet 2017
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sige courrier

«Niger Dépêches» a appris ce samedi 1er juillet 2017 que le Directeur de l’hebdomadaire «Le Courrier», ne serait plus poursuivi pour «violation de secret d’instruction» mais pour «vol ou subtilisation de document dans une procédure… »

Placé en garde à vue en début de soirée du Jeudi 29 juin dans les locaux de la police judiciaire, Ali Soumana risque une peine d’emprisonnement. C’est en tout cas ce qui se dessine avec l’annonce faite par une source proche de son avocat, d’un nouveau chef d’accusation qui serait retenu contre le fondateur du journal «Le Courrier».

Dans sa dernière publication du jeudi 29, «Le Courrier» a révélé à l’opinion une procédure d’arrestation du patron d’Africard Dany Chaccour et de l’arbitre unique Boubacar Dicko, dans le contentieux qui oppose Africard à l’Etat du Niger. A l’appui de son information, le journal a publié à sa «Une» la copie d’un réquisitoire introductif daté de 27 mars 2017 et dans lequel le juge ordonnait la délivrance d’un mandat d’arrêt contre ces personnes.

De l’avis de plusieurs défenseurs de la liberté d’expression et celle de la presse en particulier, un tel délit, s’il est établi, ne ferait qu’encourir au Directeur de l’hebdomadaire «Le Courrier» une peine d’amende. Néanmoins, avec cette nouvelle donne, il risque désormais la prison, déplore-t-on, dans les milieux de la presse nigérienne. Par ce contournement, il est fort probable que le juge en charge de cette affaire fasse usage du code pénal.

Dans la recherche des principales sources d’information du journal «Le Courrier», des éléments de la police ont effectué de perquisitions en début de journée de ce samedi 1er juillet 2017, d’abord au domicile du Directeur de l’hebdomadaire «Le Courrier» et, ensuite au siège de son journal, en présence de ce dernier, a rapporté au journal « Niger Dépêches », une autre source.

Depuis le jour de son arrestation à cette date, les visites sont quasiment interdites pour la grande famille de la presse. Seuls quelques proches à lui ont eu accès aux locaux de la police judiciaire de Niamey où il est gardé à vue.

L’arrestation de l’éditorialiste du journal «Le Courrier» montre à suffisance la ferme détermination du pouvoir en place à bâillonner la presse privée nigérienne, en violation de la loi portant régime de la liberté de la presse et de tous les engagements pris par le Président de la République, Issoufou Mahamadou.

Depuis plus de deux ans, les professionnels de la presse subissent diverses sortes d’humiliations. S’ils ne sont pas agressés par des éléments de la police sur les lieux des manifestations publiques, ils sont systématiquement arrêtés et placés en garde à vue pour une simple diffamation et autres délits assimilés, alors même que la loi en vigueur interdit toute privation de liberté pour de tels actes commis par un journaliste dans l’exercice de sa fonction.

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