mercredi, 20 septembre 2017
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photo G5 sahel

Bamako (02.07.2017)- Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron a bouclé le conclave franco-sahélien tenu ce dimanche 2 juillet 2017 à Bamako, la capitale du Mali, avec le sentiment d’avoir donné satisfaction aux chefs d’Etat du Sahel.

 

Entouré des cinq chefs d’Etat des pays membres du G5-Sahel à savoir le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso et le Tchad, le chef de l’Etat français vient de donner un peu de réalisme à la résolution que son pays a proposé au Conseil de sécurité de l’ONU, cela fait déjà plusieurs jours pour l’envoi d’un contingent mixte de 5000 hommes au Sahel.

 

Le Président français a annoncé que son pays apportera un appui-conseil, de la logistique et un accompagnement aux combats contre les terroristes et les trafiquants de la région. En outre, Macron a dit que 8 millions d’euros seront décaissés par la France dans le cadre de financement des opérations de déploiement du contingent de 5000 hommes.

 

Il y a quelques jours l’Union européenne a annoncé sa contribution à hauteur de 50 millions d’euros. Les financements de la Banque Mondiale, du PNUD sont également attendus.

 

Au total, près de 105 millions d’euros seraient déjà mobilisés. Néanmoins ce montant ne suffit pas pour prendre en charge l’étendue des opérations militaires programmées. Toutefois, les chefs de l’Etat des pays du G5-Sahel estiment que cette enveloppe peut permettre de lancer les hostilités contre les groupes terroristes.

 

Notons que la résolution du Conseil de sécurité adoptée il y a une dizaine de jours a encouragé le déploiement d’une force du G5 Sahel mais sans apporter un soutien financier. Les Etats-Unis, grand pourvoyeur financier de l’ONU, jugent inopportun le financement d’une telle opération.

 

Dans sa récente sortie médiatique, le Président tchadien s’est montré très sceptique par rapport à l’envoi d’un contingent, en plus de la force mixte dans laquelle le pays d’Idriss Déby est présent physiquement en déployant des milliers de soldats déployés entre 2013 et 2014.

 

Outre la question financière, le fait que l’Algérie ne prenne part à aucune opération militaire au Sahel est un frein à toute initiative de lutte contre le terrorisme. En tant que puissance militaire au niveau de la région, l’Algérie a la solution entre ses mains. Or, le pays de Bouteflika mène une politique de voisinage très prudente sur des questions militaires avec les pays du G5.

 

Le pessimisme du chef de l’Etat tchadien, ajouté à la rareté de ressources financières et la non-participation de l’Algérie dans la mise en œuvre de toute stratégie militaire au Sahel, rendent incertaine la vision des chefs d’Etat du G5 alors que ces deniers piaffent d’impatience de faire la guerre aux terroristes et au cartel de drogue de la région.

 

Pendant que les terroristes et trafiquants, barricadés dans une sorte de no man’s land, le long de la frontière que partagent des pays comme le Niger et le Mali avec l’Algérie et la Libye, continuent de régner en maîtres dans la zone.

 

Il faut dire que rien n’est gagné d’avance, surtout que les chefs d’Etat du Sahel comptent plus sur leurs partenaires occidentaux, y compris ceux avec lesquels ils ne sont pas sur la même longueur d’onde, pour mettre hors d’état de nuire terroristes et narcotrafiquants retranchés dans tous les confins du Sahel.

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