mercredi, 20 septembre 2017
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prisionniers GATIA

Des combattants capturés parmis les milices pro-gouvernementales

Des dizaines de combattants du Groupe armé des touaregs de la tribu des imérades et alliés (Gatia) et ceux du Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA), ont été tués lors des affrontements très violents, ayant opposé ces derniers aux éléments de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ex-rébellion malienne, le mercredi 26 et le vendredi 28 juillet derniers, près de Kidal, dans le nord-est du Mali, a appris nigerpeches.info, auprès d’une source sécuritaire.

 

Ces affrontements se sont également soldés par des centaines de blessés et 73 miliciens seraient capturés et emprisonnés, a rapporté une source contactée par une organisation humanitaire. La CMA, qui s’est visiblement bien défendue, a perdu au moins deux hommes et enregistré plusieurs blessés, souligne une autre source proche des ex-rebelles.

 

Gatia et MSA sont deux milices pro-gouvernementales appuyées par Bamako et Niamey pour combattre les djihadistes issus des tribus arabes, touaregs et peulhs du Mali et du Niger.

 

La CMA a affirmé dans un communiqué "avoir démantelé toutes les positions des groupes pro-gouvernementales qui se formaient autour" de Kidal, qui est sous son contrôle et dont elle n’est prête de céder aux autorités de Bamako.

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Une colonne de véhicules de la Coordination des mouvements de l'Azawad a été aperçue dans la ville de Ménaka au Mali en fin de soirée du vendredi 28.

 

Cette zone est jusque-là contrôlée par le Mouvement pour le salut de l'Azawad. Pour le moment, on n’ignore les objectifs mis en avant par les ex-rebelles de la CMA en pénétrant dans cette ville.

 

Tout porte à croire que, cette incursion, même si elle n’a donné lieu à aucun affrontement armé, pourrait avoir un lien avec les affrontements qui ont opposé les ex-rebelles aux milices qui sous-traitent avec Niamey et Bamako.

 

Ilad Ag Mohammed, le porte-parole des ex-rebelles, a indiqué à une source que la CMA « veut participer à la gestion de la ville et de la zone ».

 

Aucun affrontement n’a été signalé toute la journée du samedi 29 juillet. Cependant, les combattants de la CMA sont bloqués par la force Barkane aux alentours de Gao et Tombouctou, a appris Niger Dépêches auprès d’une source digne de foi.

 

Fruit d’une dissidence intervenue en août 2016, le MSA est une milice soutenue par Niamey et est dirigée par le général Ag Gamou. Ce mouvement est depuis lors allié au groupe Gatia, proche de Bamako.

 

A Ménaka, la tension est très vive, a expliqué un habitant de ladite localité à une source sécuritaire, qui confirme que plus d'une vingtaine de véhicules armés de la CMA sont positionnés aux alentours de la ville de Ménaka.

 

A l’issue d’un échange qu’il a eu avec Mahamet Saleh Annadif, représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Mali, chef de la Minusma. M. Abdelkader Messahel, ministre algérien délégué, chargé des Affaires maghrébines et africaines, juge la situation au Mali très «compliquée et complexe».

 

Ce dernier a souligné dans le même temps que «l’accord d’Alger peine à être appliqué» au vu de l’insécurité en Libye, ainsi que les menaces terroristes du groupe Boko Haram au Niger, l’activité liée au trafic de drogue et l’immigration dans la région.

nigerdpeches.info

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