vendredi, 18 août 2017
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L’accusation de « Haute trahison » que l’opposition politique nigérienne a collée au chef de l’Etat Issoufou Mahamadou a réveillé le monstre qui sommeille en certaines personnes proches du pouvoir.

 

Dans une déclaration qu’elle a rendue publique le 31 juillet dernier, le FRDDR avait qualifié, la non-tenue à cette date de l’élection partielle à Maradi, suite au décès d’un député, de « refus d’obtempérer à un arrêt de la cour constitutionnelle », par lequel la plus haute juridiction du pays constatait en mars dernier la vacance de poste et demandait la tenue de ladite élection partielle.

Le FRDDR avait estimé que le Chef de l’Etat avait commis un crime de haute trahison » et qu’il fallait pour cela que les institutions de la République chargées de la mise en œuvre de sa destitution, particulièrement l’Assemblée nationale, prennent « avec courage et dignité leur responsabilité » en réservant à la question, le traitement prévu par la constitution de la 7e république.

Depuis cette déclaration, les thuriféraires du régime sont hors de l’état de contrôle, multipliant menaces et analyses purement manichéennes et ridicules via les réseaux sociaux.

Le vice-président du parlement nigérien, Iro Sani a même laissé croire dans un entretien accordé à une télévision privée que  « l’opposition politique actuelle est très mal placée pour apprécier les actes » posés par leur régime à eux...

Si l’on en croit certains députés réactionnaires proches de la majorité, l’opposition FRDDR et ses députés ne sont pas qualifiés à demander la procédure de destitution du chef de l’Etat.

Bien qu’ils aient minimisé les faits,  les proches du régime sont très préoccupés par cette affaire et veulent savoir si les députés de l’opposition ont l’intention de saisir ou pas la cour constitutionnelle.

Nul ne connait les vraies intentions de l’opposition au sujet de cette affaire.

Apparemment, à travers sa déclaration du lundi 31 juillet passé, l’opposition voulait simplement attirer l’attention du peuple nigérien et de la communauté internationale sur une présomption de violation de la constitution par le chef de l’Etat qui n’a pas su organiser l’élection partielle tel que la cour constitutionnelle l’a dit dans son arrêt.

Les opposants ont préféré renvoyer la balle dans le camp de l’Assemblée Nationale et la coalition qui soutient le régime et les laisser devant leur responsabilité et l’histoire.

Les opposants disent n’attendre aucune action de la part de la majorité au pouvoir par rapport à ce dossier. L’essentiel pour eux est que leur accusation de « haute trahison » puisse planer comme un couperet au-dessus de la tête du chef de l'Etat.

nigerdepeches.info

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