mardi, 17 octobre 2017
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Ville Niamey

Le 17 août prochain, le « mandat exagérément prolongé »  des maires prendra fin définitivement. C’est en principe des administrateurs délégués que le pouvoir en place compte nommer pour présider aux destinées des villes et arrondissements du pays.

 

D’ores et déjà des luttes âpres pour le contrôle  de Niamey se préparent dans le camp des alliés au pouvoir.

Au niveau des états-majors des partis politiques au pouvoir et ceux de leurs fidèles alliés, des consultations seraient déjà ouvertes. Les militants des partis comme le PNDS Tarraya, le MNSD-Nassara, le MPR-Jamhuriya et le parti AMEEN-AMIN, ont chacun de son côté entrepris des démarches.

Il faut dire que c’est une grosse bataille qui se profile à l’horizon pour le contrôle de la ville de Niamey, après la révocation le 20 juillet dernier en conseil des ministres du maire central Assane Seydou, un militant du parti AMEEN-Amin, parti du bouillant ministre d’Etat Ladan Tchiana.

Ce dernier a rejeté en bloc toutes les charges retenues contre le maire central à la suite d’une inspection d’état effectuée autour de sa gestion, notamment celle qui a trait au détournement de fonds.

Depuis lors, c’est le vice-maire, un militant du principal parti au pouvoir le PNDS-Tarraya qui assure l’intérim.

Un des gros enjeux politiques autour de la succession d’Assane Seydou porte sur le contrôle au plan politique que chacun de ces partis précités cherche à s’assurer, en imposant son militant comme nouveau patron de l’hôtel de ville de Niamey.

Depuis les dernières élections présidentielles et législatives, les partis politiques les plus en vue se sont lancés dans une quête d’influence politique à Niamey, à un moment où le principal parti de l’opposition, le Moden FA Lumana, perd du terrain du fait de l’absence de son leader Hama Amadou.  

Le MNSD dont Niamey fut un de ses bastions, tient coûte que coûte à avoir le poste de l’administrateur délégué de Niamey dans l’espoir de retrouver ses lustres d’antan et reconquérir son électorat qu’il a perdu. On se rappelle, sous le mandat du président Tandja et avant la crise interne qui l’a fragilisé entre 2007 et 2009, le MNSD de Tandja et de Hama s’est toujours appuyé sur l’influence de certains dignitaires de Niamey pour imposer leur leadership au niveau de la capitale.

C’est ainsi que le pouvoir de l’époque avait fait respectivement la promotion d’Abouba Ganda, Mme Barry Bibata, Amadou Salifou, Boubacar Salif Dia à la tête de l’hôtel de ville.

Le MPR Jamhuriya qui est en partie composé d’anciens dignitaires du MNSD, n’entend pas rester en marge de cette bataille pour la conquête de la ville de Niamey.

Albadé Abouba voudrait aussi imposer l’ancien gouverneur Hamidou Garba, également natif de Niamey. Amadou Salifou aurait rejoint Albadé dans cette démarche et plaide également pour l’ancien gouverneur avec qui il s’est réconcilié. Le MPR pourrait aussi militer en faveur de son nouvel allié Mamoudou Djibo Phd qui l’a rejoint tout récemment.

Le parti Ameen Amin qui n’entend plus se laisser faire depuis l’éviction de Assane Seydou de son poste de maire central, est même sorti hors de ses gonds à travers une déclaration rendue publique le mercredi 09 août, vite qualifiée de « chantage » par certains proches du pouvoir.

Ladan Tchiana et ses lieutenants voulaient désormais user de tout leur pouvoir « d’allié intraitable » pour imposer son militant, certainement un « niameyzé », à la tête de l’hôtel de ville.

Enfin, le principal parti au pouvoir, le PNDS-Tarraya veut aussi saisir cette chance que lui offre le renvoi de maire Ameen Amin pour prendre désormais à son propre compte la gestion des affaires de la ville.

Seulement, personne ne sait si le parti au pouvoir fera également la promotion d’un de ses militants de Niamey. Deux noms sont cités en coulisse pour le moment parmi les natifs de Niamey. On parle d’un certain Mamane Hima et de Tayabou Issoufou, deux militants convaincus du parti rose.

Selon nos sources, les responsables du parti au pouvoir ont finalement compris que pour bien mettre en œuvre leur « plan de ré-urbanisation » de la capitale à travers le programme « Niamey Nyala », il leur faut gérer eux-mêmes gérer Niamey.

Il est hors de question de céder le poste d’administrateur délégué de Niamey à un quelconque parti allié, martèle un proche du parti au pouvoir. Tel est semble-t-il le mot d’ordre du parti  au pouvoir.

Comme on le voit, au vu des enjeux purement politiques qu’elle représente, Niamey la capitale est comme « Bastille » que chacun des alliés au pouvoir cherche à contrôler.

Nigerdepeches.info

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