mercredi, 20 septembre 2017
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Le 02 août dernier, les nigériens ont vécu via les réseaux sociaux, du début d’après-midi et jusque tard dans la soirée, une scène digne d’un film fiction hollywoodien.

Le sujet est ici relatif à un post d’un communicant du régime par lequel celui-ci annonçait au monde entier « la démission » du premier ministre nigérien Brigi Rafini ».

Peu de temps après, c’est un autre communicant, un journaliste cette fois-ci, qui va relayer sur son compte facebook la même information. Curieusement, la personne qui a fait cette annonce en premier lieu a très tôt retiré son « info » de sa page facebook, semble-t-il sur un ordre qu’elle a reçu d’en haut, pour laisser le second communicant s’en prévaloir comme s’il en était le détenteur exclusif.

Quelques temps après, plusieurs démentis, venant tantôt des milieux proches de la présidence, tantôt de la primature, vont circuler sur les réseaux sociaux et SMS.

L’on sait désormais un peu sur l’annonce de cette « fausse démission » du premier ministre nigérien. La publication d’un tel canular serait l’œuvre d’un quidam qui piaffe d’impatience depuis l’éclatement de « l’affaire africard » de voir Brigi Rafini en faire aussi les frais, à l’instar de Gandou Zakara qui a été éjecté de son poste du secrétaire général du gouvernement il y a seulement moins d’un mois.

Il semble que c’est sur insistance de cette personnalité cachée dans l’ombre du pouvoir qu’aurait agi le communicant du palais.

Qui est ce monsieur dont on ne veut pas donner le nom et pour le compte de qui a-t-il agi ? D’où est partie la « fausse info » ? De la présidence ? De la Primature ? Comment en est-on arrivé à une telle situation ? Brigi a-t-il réellement eu l’intention de démissionner ce jour-là ?

Voilà autant des questions que se posent depuis près d’une dizaine des jours les analystes des scènes politiques les plus rocambolesques de ces derniers jours au Niger.

Néanmoins, les choses étaient restées là depuis lors. Peu importe que la crédibilité de l’Etat ait pris un sérieux coup. Point de commentaire sur ce feuilleton, pourtant très révélateur du niveau de déchéance dans lequel se trouve l’appareil de l’Etat.  

Imaginez un peu que cette « fausse info » soit venue d’un internaute proche de l’opposition ? Injures contre les opposants, éditos sur les médias d’Etat, menaces d’arrestation, bref tout allait être mobilisé pour causer des misères à l’auteur de la publication d’une telle rumeur.

Comme cette mise en scène ridicule était venue du camp de pouvoir en place, les communicants et leurs commanditaires l’ont su gérer à leur manière.

Au-delà de toute mise en scène et autre « communication en folie », si Brigi devait rendre le tablier, sa décision de partir, en dehors de toute réserve, serait forcément motivée par le climat politique actuel du pays caractérisé par des dérives autoritaires et la mauvaise gouvernance, en plus des scandales politico-financiers révélés par la presse.

C’est un secret de polichinelle, l’opinion publique assimile la fonction de Monsieur Rafini à un rôle de « pompier de l’exécutif » plutôt qu’à celle d’un véritable technocrate sensé coordonner la politique du pays.

Sous le régime de la renaissance, l’on a toujours eu l’impression que tout lui passe par-dessus la tête car les caciques du principal parti au pouvoir voient en lui un « usurpateur », du seul fait que ce n’est pas à un d’entre eux que le président Issoufou a fait appel pour être nommé chef du gouvernement.

Nigerdepeches.info

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