POLITIQUE
29 mars 2017
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Elections générales de 2016 au Niger : La théorie du chaos

PICT0075Les échéances électorales de 2016 s’annoncent très mouvementées, préviennent certains milieux proches de l’opposition ARDR et fadas des jeunes à Niamey.

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DETOURNEMENT PRESUME A LA CELLULE CRISE ALIMENTAIRE EN 2005 Le député Bakary Seydou et les quarante voleurs

député BakaryLe bureau de l’Assemblée Nationale a été saisi en milieu de la semaine dernière d’une requête du Gouvernement aux d’arrestation du député national Bakary Seydou. Il est poursuivi par l’Etat du Niger dans la gestion de l’enveloppe d’environ 6,5 milliards de francs CFA destinée à l’achat des vivres sous forme d’aide humanitaire au profit des populations victimes de la crise alimentaire de 2005.  L’Assemblé ne va pas tarder à donner cette autorisation pour permettre à la justice d’entendre le concerné.

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DOSSIER/DELIBERE DE LA COUR D’APPEL SUR L’AFFAIRE DE TRAFIC DES NOURRISSONS : Les jours d’après . . .

HamaLa Cour d’appel de Niamey a confirmé le 13 juillet dernier la compétence du tribunal correctionnel dans le jugement au fond de l’affaire dite de supposition d’enfants, dans laquelle plusieurs hautes personnalités politiques nigériennes sont citées comme présumées complices. Désormais plus rien ne peut entraver le jugement de ce dossier qui est à l’origine des misères politiques de l’ancien président de l’Assemblée nationale.

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Tome 2 du livre blanc de l’ARDR : Vives contradictions au sein de l’Opposition nigérienne

Un document d’une cinquantaine de pages intitulé « TOME 2 - LIVRE BLANC SUR LES INSTITUTIONS DE LA RÉPUBLIQUE : LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE ET LE GOUVERNEMENT », qui accable le Chef de l’Etat Issoufou Mahamadou et son régime, circule en ce moment sur Internet. La publication d’un tel document est en passe de diviser l’ARDR. L’ARDR est depuis quelques jours traversée par un profond malaise de leadership.


Alors que les militants de l’opposition ARDR se réjouissent de la parution de ce document, malgré son caractère indécent, l’opinion va apprendre du porte-parole de l’ARDR, M. Seïni Salatou le jeudi dernier, que l’opposition n’a pas connaissance de ce livre plein d’insanités. Ironie du sort, pour le porte-parole de l’ARDR, ce  livre blanc est une machination du pouvoir en place pour détourner l’attention des nigériens de certains sujets brûlants d’actualité.


Toutefois, la sortie du porte-parole de l’ARDR est loin de convaincre certains esprits éclairés qui se basent sur divers indices pour montrer que ce «déchet de la pensée humaine» est bien l’apanage des adversaires au régime tapis dans les rouages de l’ARDR. L’ARDR avait promis l’année dernière de sortir une 2ème édition de ce type de document.


Le style de rédaction de ce tome 2 tout comme son contenu sont les mêmes que ceux du tome 1. Pareillement au tome 1, ces écrits sont chargés d’indécence, d’immoralité, et d’ignominie d’une rare violence contre le Président de la République, Issoufou Mahamadou. A vrai dire, le tome 1 est revenu sur toutes les énormités que ne cesse de ressasser depuis plus de deux ans, les leaders de l’ARDR, à l’occasion de leurs déclarations. Dans certains milieux fréquentés par les opposants, il n’est pas rare d’entendre certaines personnes parler de la parution prochaine du tome 2 de leur livre blanc. La publication de ce livre a été faite via Internet (et relayé par les sites d’informations proches de l’opposition), l’option par laquelle le tome 1 a été aussi publié.

 

Il y a donc de bonnes raisons de ne pas croire à Seïni Salatou qui a parlé au nom de l’opposition, même si cette réaction ne fait pas l’unanimité au sein des partis membres de l’ARDR, notamment à Lumana de Hama Amadou.


Quand on sait que le porte-parole de l’ARDR est très attaché à Seïni Oumarou et ne répond que de lui, l’on peut même s’interroger si celui-ci n’a pas reçu l’ordre de réagir de son mentor, l’ancien chef de file de l’opposition, si l’on s’en tient à la nouvelle recomposition du bureau de l’Assemblée nationale depuis l’éviction de Hama Amadou de poste du président de ladite institution.


A en croire, certaines sources, dans les milieux proches du MNSD-Nassara notamment, la publication de ce livre blanc serait l’œuvre du parti de Hama Amadou.


Aussi, de sources bien informées, on apprend que Seïni est en froid vis-à-vis de Hama. Le président du MNSD aurait appris que le président du Moden FA Lumana ferait de pieds et de mains depuis Paris, pour rapprocher les militants de son parti au comité de soutien mis en place par Mahamane Ousmane, afin de soutenir sa candidature indépendante aux élections présidentielles de 2016, au cas où lui Hama Amadou ne réussirait pas à se débarrasser du boulet qu’il traine à ses pieds.

 
Si cette information se confirme, c’est la preuve que Hama Amadou n’a pas encore pardonné la trahison dont il fut victime  de la part de Seïni Oumarou en 2007. Toute chose qui confirme les vives contradictions et la guerre de positionnement qui opposent Seïni Oumarou à Hama Amadou qui se considère comme le nouveau chef de file de l’opposition.  


Publié dans le bimensuel « La Gazette »

Lutte contre la corruption : La grande purge tant attendue a commencé

L’accession à la magistrature suprême de notre pays en 2011 par le président de la république  Issoufou Mahamadou a suscité un grand espoir dans les cœurs des nigériens quant à l’engagement et la ferme volonté qu’il avait affichés lorsqu’il était à l’opposition. Le Chef de l’Etat avait eu à réitéré ledit engagement à maintes occasion, à lutter contre l’impunité, notamment le cas des malversations et les détournements de deniers publics devenu l’apanage d’une catégorie de nos compatriotes placés à la tête des affaires publiques. Mais c’est sans compter avec une autre mentalité d’une certaine élite politique pourrie qui, au lieu d’aider le Président de la République à lutter contre le pillage des biens publics, n’a fait que lui compliquer la tâche, en s’adonnant eux-mêmes à des pratiques mafieuses.


Aujourd’hui, force est de reconnaitre qu’après quatre années de  gestion, beaucoup de nigériens s’interrogent sur cette conviction du Président Issoufou de mettre la main sur les corrupteurs  et corrompus, malgré la création des institutions en la matière comme la Haute Autorité a la Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées HALCIA et le bureau information et réclamation plus connu sous le nom de la « ligne verte » pour dénoncer toute sorte de pratique mafieuse.


Quatre bonnes raisons expliquent ce surplace du régime en matière de lutte contre la corruption.
D’abord, l’arrivée au pouvoir de Issoufou Mahamadou, juste après la gestion d’un régime d’exception, n’offre pas une grande marge de manœuvre au régime, et penser auditer à la fois un régime qui a géré pendant plus de dix ans n’était pas aussi une chose aisée.


En plus, on sait que Issoufou Mahamadou a accédé au pouvoir grâce à une alliance d’une vingtaine de partis politiques et chacun a eu à poser ses conditions et exigences. Même ce n’était pas le cas pour les petits partis qui n’avaient pas une grande influence politique, les grands partis, qui constituaient l’équilibre du régime, avaient pesé de tout leur poids pour protéger leurs arrières.


Enfin, le départ du principal allié en cours du mandat a suscité d’avantage la crainte d’une éventuelle cohabitation. C’est ce qui a amené les tenants du régime dans une posture de tout faire pour sauver leur régime.


Voilà en somme les quelques raisons qui empêchent au chantier de lutte contre l’impunité et le pillage des biens publics de prendre son envol véritable. Toutefois, l’espoir est permis car depuis quelques temps, plusieurs actes qui concourent à la lutte contre l’impunité, la corruption sont à mettre à l’actif des tenants du pouvoir. Il s’agit entre autres, de l’annulation du concours du ministère de l’intérieur, de l’interpellation du DG  de la CAIMA à la police judiciaire, etc.


De tels actes sont considérés par beaucoup de nigériens comme des signes d’un nouvel élan du régime dans la lutte contre la corruption, et ce à  quelques mois seulement des élections générales de 2016. Advienne que pourra !


Oumarou Brah SOULEYMANE (Journal La Gazette)