POLITIQUE
29 mars 2017
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Niger-Affaire dite de trafic des bébés : Un mandat d’arrêt contre Hama Amadou…

HamaLe désormais ancien président du parlement nigérien, Hama Amadou en fuite depuis près d’une dizaine de jours, risque un mandat d’arrêt international.

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Hama Amadou introuvable : Bientôt la vacance de poste du Président de l’Assemblée

HamaLa proclamation de la vacance de poste du Président de l’Assemblée Nationale, en fuite depuis la semaine dernière, ne tardera pas à être prononcée. Il vous souviendra que le bureau de l’Assemblée, a conformément à l’alinéa 4 de l’article 88 de la Constitution, autorisé l’arrestation du député Hama Amadou. Ce dernier a quitté Niamey dans la clandestinité, au moment où le bureau du parlement examinait la requête du Gouvernement sur sa mise à la disposition de la justice, pour se réfugier dans un premier temps à Ouagadougou, la Capitale du Faso, avant de mettre cap sur Bruxelles, puis Paris. Aux dernières nouvelles, on l’aurait aperçu dans les rues de Singapour à la recherche certainement d’un statut de réfugié politique.
Dans certains milieux, on parle déjà du processus de son remplacement. Au-delà d’un certain délai, l’Assemblée n’étant pas actuellement en session, pourrait se réunir de plein droit, conformément aux dispositions de l’alinéa 6 de l’article 89 de la Constitution. En pareille circonstance, la vacance de la présidence de l’Assemblée nationale intervient par décès, démission ou toute autre cause, et celle-ci est constatée par la Cour Constitutionnelle qui sera certainement saisie dans les tous prochains jours, selon une source proche du parlement. Une session extraordinaire sera par la suite convoquée par le 1er Vice-président pour élire le successeur de Hama Amadou. D’ores et déjà, certains députés qualifient cette fuite d’abandon de poste pur et simple. Par contre, d’autres y voient une démission de fait de la part de Hama Amadou.
Surtout qu’avant de fuir, Hama Amadou avait instruit son chef de protocole de lui retirer tous ses effets de son bureau de l’Assemblée, indique une source proche du parlement. Malheureusement, une telle opération a échoué car le 1er vice-président de l’Assemblée avait mis sous scellé le bureau de Hama Amadou, considérant que les effets qu’il dit avoir laissé appartiennent à l’institution parlementaire. Aux dernières nouvelles, ledit bureau a été ouvert en présence d’un huissier de justice commis par le bureau de l’Assemblée. Des choses compromettantes et même très graves, qui pourraient aider à faire la lumière sur certains dossiers, auraient été trouvées. En fin de compte, l’agent mandaté par Hama n’a réussi qu’à enlever quelques correspondances privées qui n’ont rien à avoir avec la vie de l’institution. Quant aux autres documents importants, ils ont été déplacés et sécurisés dans un autre endroit, apprend-on sans plus de détails. Toutefois, ces documents seront d’un apport considérable dans le cadre de certaines investigations en cours, ne cesse-t-on de dire dans les milieux proches de l’Assemblée Nationale.
En attendant d’en arriver là, notons que la plus haute institution judiciaire du pays saisie par Hama Amadou a encore une dizaine de jours devant elle pour se prononcer sur la régularité de l’action du bureau de l’Assemblée qui a ordonné son arrestation. La justice attend aussi impatiemment l’avis du juge constitutionnel pour poursuivre la procédure engagée contre Hama Amadou, une procédure qui pourrait certainement déboucher sur un mandat d’arrêt international, comme annoncé par le procureur de la République en fin de semaine écoulée. L’extradition du Président de l’Assemblée nationale, permet au juge de l’entendre sur le présumé trafic des bébés nigérians à l’instar du Ministre d’Etat, Abdou et de plusieurs citoyens nigériens placés sous mandat dépôt voilà déjà plusieurs semaines. Dans le cas contraire, le jugement à son encontre sera fait suivant la procédure de contumace, c’est-à-dire même à son absence et une condamnation sera prononcée dans les mêmes conditions.
La semaine dernière, un nigérien de passage à Paris l’aurait aperçu dans un restaurant. Hama, certainement très gêné par la présence d’un de ses compatriotes dans un coin où il s’attendait le moins, va précipitamment déserter les lieux de peur d’être signalé aux services de la police française. Actuellement, nul ne peut dire avec exactitude la destination finale de Hama Amadou, au regard de ses nombreuses pérégrinations d’une ville à une autre. D’abord on l’a aperçu à Bruxelles, ensuite à Paris, et semble-t-il même à Washington, selon une dépêche de RFI. Aux dernières nouvelles Hama Amadou aurait carrément quitté l’Occident pour le Singapour en Asie, indique une source digne de foi.
Au sujet de la polémique sur la procédure judiciaire engagée, les deux-tiers des membres du bureau du parlement considèrent que le recours de Hama n’a point d’effet suspensif sur leur action. C’est pourquoi, ils avaient décidé de voter favorablement la requête du Gouvernement, soutiennent-ils. Mieux, ces derniers estiment que le fait de saisir la Cour Constitutionnelle n’est ni plus ni moins qu’une forme de dilatoire de la part du Président de l’Assemblée Nationale, pour gagner du temps, puisque le juge constitutionnel a eu déjà à se prononcer en Septembre 2013 sur les mêmes préoccupations qui se rapportent à l’article 88 de la Constitution, à la demande du même Hama Amadou.
La fin de ce jeu de dilatoire n’est pas pour demain car les députés de l’opposition viennent une fois de plus saisir la Cour Constitutionnelle selon une procédure d’urgence afin qu’elle leur délivre un arrêt, au lieu d’un avis souhaité par Hama Amadou, sur les mêmes dispositions relatives à l’article 88, objet d’interprétation, apprend-on. Dans les milieux proches des députés de la majorité, certains estiment que les auteurs de cette nouvelle requête veulent tout simplement bloquer la procédure judiciaire engagée contre Hama Amadou. Ses avocats assimilent à tort cette procédure judiciaire à une cabale politique en vue d’empêcher à Hama Amadou de se présenter aux élections présidentielles de 2016. Pourtant l’infraction pour laquelle, le Président de l’Assemblée Nationale du Niger est poursuivi n’a aucun caractère politique. Il s’agit d’un trafic des bébés nigérians qui a conduit à l’arrestation de sa seconde épouse pour supposition d’enfants. Sur la vingtaine des personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire, il n’y a que Hama et l’opposition qui l’assimilent à une cabale politique. On peut être sûr que si Hama Amadou n’était pas concerné par ce scandale, les ONG nationales et ces soient-disant défenseurs de droits de l’enfant, ne resteraient pas indifférents face à cette situation.  Curieusement, elles se sont toutes terrées dans leurs coins, parce qu’il s’agit de Hama Amadou. Fort heureusement la campagne d’intoxication financée à grands frais n’a pas eu de l’influence sur l’opinion publique qui a compris dès au départ qu’il s’agit d’une affaire de droit commun et dans laquelle Hama Amadou ne peut pas être considéré comme la cible du régime de Mahamadou Issoufou. Dans tous les discours creux et autres plaidoiries purement politiques ressassés par ses partisans, Hama Amadou est présenté comme un super-citoyen qui a plus des droits que les autres nigériens arrêtés dans le cadre de cette affaire.

Les dirigeants chinois, indien et birman marquent le 60e anniversaire des Cinq principes de coexistence pacifique

Le président chinois, Xi Jinping, le président birman, U Thein Sein, et le vice-président indien, Mohammad Hamid Ansari, se sont réunis samedi dernier à Beijing pour marquer le 60e anniversaire des Cinq principes de coexistence pacifique.
Le président chinois a prononcé le discours d'ouverture lors de la réunion commémorative. Dans lequel, il a souligné que les cinq principes de coexistence pacifique reflètaient les valeurs de souveraineté, de justice, de démocratie et de droit : « Les cinq principes de coexistence pacifique sont devenus la norme fondamentale régissant les relations internationales et celle des lois internationales. Ces cinq principes reflètent les caractéristiques des nouvelles relations internationales et s'appliquent aux relations entre les Etats, quelque soit leur système social, leur niveau de développement ou leur taille. »
Le président chinois a déclaré que dans le monde d'aujourd'hui, l'injustice et l'inégalité constituaient des phénomènes marquants dans les relations internationales. Les défis mondiaux se multiplient, et les conflits régionaux et guerres locales se succèdent. La sauvegarde de la paix et la promotion du développement demeurent une lourde tâche et il reste un long chemin à parcourir pour y parvenir partout dans le monde.
M.Xi a présenté les propositions de la partie chinoise visant à valoriser les cinq principes de coexistence paficique. Ses propositions consistent notamment à insister sur la souveraineté, la sécurité commune, le développement partagé, la coopération gagnant-gagnant, l'impartialité ainsi que la justice : «Nous devons soutenir l'idée d'un concept de sécurité, synthétique, coopérative et durable tout en respectant et garantissant la sécurité de chaque pays. Qu'un pays jouisse de sécurité, mais les autres n'en profitent pas, ou encore, que certains pays en bénéficient, mais pas les autres, ceci est inacceptable. Il ne faut pas se mettre en quête d'une soi-disante sécurité absolue sur son territoire au dépriment de celle d'autres pays. Nous devons promouvoir la construction d'un cadre de coopération en matière de sécurité dans la région Asie-Pacifique, caratérisé par l'ouverture, la transparence et l'égalité, ainsi que pousser les autres pays à sauvegarder tous ensemble la paix et la sécurité partout dans le monde. »
Le président chinois a souligné que la Chine devait suivre la voie du développement pacifique et que rien ne pourrait ébranler cette conviction. La Chine compte assurer sa souveraineté, sa propre sécurité et son développement, tout en applicant le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays. La Chine ne pourra jamais imposer sa volonté aux autres pays et ne cherchera jamais à prétendre à l'hégémonie. La Chine souhaite avec sincérité que les autres pays suivent cette voie de développement pacifique.

En 1954, les dirigeants de la Chine, de l'Inde et du Myanmar ont initié les Cinq principes de coexistence pacifique, à savoir le respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, la non-agression mutuelle, la non-ingérence dans les affaires intérieures, l'égalité et les avantages réciproques ainsi que la coexistence pacifique.

Elections présidentielles de 2016 : Tandja transformé en poisson pilote de l’opposition

Il n’y a désormais plus aucun doute quant à l’implication de l’ancien président de la république dans l’entreprise de déstabilisation du régime de Mahamadou Issoufou. Beaucoup de nigériens s’en doutaient mais depuis le dimanche 15 juin 2014, les masques sont tombés. C’est le président du Moden FA qui a levé un coin de voile, lors de son intervention à l’adresse de leurs militants au cours de la dernière manifestation organisée par l’ARDR, en laissant entendre que Tandja Mamadou et les trois autres leaders de l’opposition, dont lui Hama Amadou, vont conjuguer leurs forces pour arracher le pouvoir à Mahamadou Issoufou. Tandja n’a d’ailleurs jamais fait mystère de son hostilité vis-à-vis des autorités en place.
On se rappelle, lors d’un entretien à cœur ouvert qu’il a accordé aux militants du MNSD à son domicile, l’ancien chef de l’Etat s’était permis d’attaquer le régime. Voulant jeter en pâture le Chef de l’Etat Issoufou Mahamadou, Tandja avait même intoxiqué l’opinion en laissant croire qu’au soir du coup d’Etat du 18 février 2010, quelque quatre cent (400) milliards qu’il avait dit laisser entre le trésor et la BCEAO, auraient été dilapidés, avec en toile de fond des insinuations graves qui visent la junte militaire. Fort heureusement et suite à la réaction du procureur, ce dernier est curieusement revenu pour se dédire à travers un point de presse qu’il a organisé à son domicile.
Depuis lors, beaucoup d’observateurs avaient vu en Tandja un parfait adversaire du régime disposé à participer à toute entreprise de déstabilisation du régime en place. Il rencontre régulièrement les leaders de l’opposition avec lesquels ils mènent des discussions sur des manœuvres et autres stratégies visant à provoquer une crise politique.
Nul n’a été surpris d’entendre par la bouche de Hama Amadou que Tandja a rejoint la farandole des invalides dans la perspective d’arracher le pouvoir à Mahamadou Issoufou. Donc Tandja a tout à gagner à travers la soi-disant crise politique tant vendue à l’étranger par l’opposition. Un tel aveu fait par Hama Amadou a donc eu le mérite de démontrer à l’opinion nationale et internationale que Tandja n’est pas étranger à toute cette nouvelle chienlit que l’opposition veut imposer au peuple nigérien pour la satisfaction de ses propres intérêts. Celui là même qui a été à l’origine de la remise en cause de l’ordre constitutionnelle en 2009 a repris du service de plus bel. Les nigériens ont encore en mémoire le coup de force perpétré par Tandja, pour s’accrocher au pouvoir. Dans cette perspective, il avait défié la communauté internationale, destitué la cour constitutionnelle pour avoir déclaré illégal son projet de modification de la constitution. Il avait bâillonné la presse, arrêté tous ceux qui peuvent lui constituer un obstacle dans la mise en œuvre de son projet de Tazartché. C’est cet homme (qui avait envoyé son pays dans l’abîme entre 2009 et 2010), qui compose aujourd’hui avec une opposition politique en débâcle depuis plusieurs mois face au succès du Chef de l’Etat Issoufou Mahamadou. Dans le cadre de cette entreprise malveillante de déstabilisation des pouvoirs publics, à laquelle Tandja est pleinement associée, à travers une « fausse crise politique », l’opposition accuse le pouvoir en place d’instituer la pensée unique, de caporaliser les medias publics et privés, d’étouffer les libertés publiques et d’arrêter des opposants. Dans le même temps on sollicite l’arbitrage de la communauté internationale, en accusant le régime d’avoir institué une dictature en vue d’un passage en force pour un second mandat présidentiel en 2016. Voilà comment agit l’opposition depuis un moment dans sa tentative de reprise en main de l’appareil de l’Etat. On peut se réjouir de voir qu’à la date d’aujourd’hui la communauté internationale a su raison garder en évitant de tomber dans le piège de ces piètres opposants en perte de repères, qui veulent embarquer des institutions sous-régionales telles que la CEDEAO, dans un jeu politique malsain et aux conséquences incalculables.
A vrai dire, les leaders de l’opposition sont tous convaincus que le Chef de l’Etat est plus que jamais accepté dans les cœurs des nigériens au vu des grosses actions de développement qu’il a entreprises depuis trois ans. Aucun d’entre eux ne peut prétendre lui voler la vedette par des procédés légaux de conquête de pouvoir. C’est pourquoi, ils ont opté pour l’intoxication du public afin de dresser le peuple tout entier contre le régime en place et vilipender l’image du Chef de l’Etat. Hama Amadou a bien compris cela. Pour accrocher tous les esprits, il met depuis un certain temps les bouchées doubles en accablant d’une part le régime de vouloir l’assassiner parce qu’il constitue selon lui une alternative crédible pour 2016 face à l’actuel Président de la république ; et d’autre part il veut amener tous les potentiels candidats aux élections présidentielles à renoncer à leurs ambitions présidentielles pour faire de lui leur candidat unique. C’est en tout cas la lecture qu’il faut faire de l’intervention du président du Moden FA Lumana lors de la manifestation organisée le 15 juin 2014. Beaucoup d’observateurs de la scène politique ont constaté comment Hama Amadou a exploité à satiété cette manifestation pour faire sa propre promotion et celle de sa formation politique. Pour l’instant, de tous les potentiels candidats, seul Seïni Oumarou semble faire suite à cette demande en voulant embarquer le MNSD-Nassara dans un projet de fusion avec le Moden FA Lumana. Mahamane Ousmane quant à lui, semble garder une position plus ambigüe comme à ses habitudes.

Adversité politique : Seïni Oumarou joue au trompe-l’œil

Le Chef de file de l’opposition, Elhadji Seïni Oumarou ne cache pas sa jalousie face au succès du Président de la République, Mahamadou Issoufou. Comme en 2012 et 2013, celui-ci est revenu la semaine dernière sur le bilan de l’an 3 du Chef de l’Etat à travers une piètre sortie médiatique émaillée d’incohérences, en plus de la misère intellectuelle, désormais évidente, qui met à nu son côté d’homme politique envieux. Par cet exercice, il s’était agi pour Seïni Oumarou à faire croire à l’opinion que toutes les actions concrètes posées par le régime actuel, relèvent de la farce.
Au moment où tous les nigériens commencent à tirer les fruits des innombrables réalisations faites dans le cadre du programme de la renaissance, Seïni Oumarou croit, au gré de son exercice favori axé sur l’intoxication de l’opinion, cacher l’évidence et induire les nigériens dans l’erreur. Ce fieffé envieux qui n’a à son actif aucun bilan, si ce n’est le pillage des deniers publics, durant son passage dans la gestion de la chose publique, veut se faire passer pour un donneur de leçon de bonne gouvernance. Fort heureusement, beaucoup de nigériens ont encore en mémoire les sales affaires dans lesquelles son nom est abondamment cité. Entre autres sales affaires, on peut citer la dilapidation de fonds de l’énergie qui porte sur plusieurs centaines de millions de nos francs à l’époque où il exerçait les fonctions du ministre de commerce. Sous la transition de Salou Djibo, il y a eu un premier rebondissement de cette affaire et ceux qui connaissent le fond de ce dossier l’avaient à son temps assimilé  à un véritable crime économique resté impuni sous la 5e république. Toujours au cours de son séjour à la tête du ministère du commerce, on avait fait cas de la disparition d’un  tanker des produits pétroliers que l’Etat de Venezuela avait remis au Niger, mais qui a disparu en haute mer. Jusqu’ici on est sans nouvelle de ce tanker. Comme autre scandale politique dans lequel l’actuel chef de file de l’opposition était pleinement impliqué reste cette remise en cause de l’ordre constitutionnel, un véritable coup de force contre l’Etat de droit, afin de permettre à Tandja Mamadou de briguer un mandat présidentiel anti constitutionnel. En dépit de son serment coranique, cet homme avait fini par cautionner et à s’associer à l’entreprise de démolition de la 5e république. Enfin, le péché le plus infâme commis par Seïni Oumarou reste cette affaire éhontée de faux CV après sa nomination au poste du premier ministre en juin 2007.
Complexé certainement par son petit niveau d’instruction, l’actuel chef de file de l’opposition, voulant apparaitre aux yeux des grands de ce monde comme une élite politique bardée des diplômes, avait cautionné la publication dans le journal de l’Etat d’un faux CV. Cette affaire de faux et usage de faux a failli le rattraper en 2010. Fort heureusement, les autorités militaires qui étaient aux affaires à cette époque, sous la transition militaire de Salou Djibo, avaient été magnanimes. Sinon son dossier de candidature aux élections présidentielles allait être purement rejeté parce qu’il a été construit autour du faux. Voilà à quoi ressemble cet homme qui veut, depuis trois ans, se faire passer pour un expert en gestion de la chose publique et un modèle de probité. Mais c’est sans compter avec ses casseroles bruyantes, lui enlevant de fait toute l’apparence d’exemple d’homme d’Etat.
Malgré tous ses défauts énumérés ci-haut, le chef de file de l’opposition joue au « trompe-l’œil politique » en faisant usage de la ruse politique. La ruse ici c’est que Seïni croit détruire Issoufou Mahamadou et son régime à travers sa forte propension à livrer à chaque fois un contre bilan truffé d’intox. Mais à vrai dire, Seïni n’est pas la personne la mieux indiquée pour jouer un tel rôle. Quelqu’un d’autre pourrait bien contester le bilan du Président de la république, sauf Seïni Oumarou, et ce en raison de son passé lugubre d’un piètre commerçant en faillite reconverti en homme politique par Hama Amadou qu’il va finir par trahir en 2007 à la suite de sa nomination au poste du premier ministre.