Société
29 mars 2017
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Millenium Challenge Corporation : Le gouvernement américain finance des projets au Niger à hauteur de 450 millions de dollars

Le gouvernement américain vient à travers son agence Millenium Challenge, d’approuver  trois projets du Niger pour un montant global de 450 millions de dollars, soit environ 270 Milliards de francs CFA.


L’annonce a été faite par le Président Issoufou Mahamadou dans un message à la nation qu’il a livré hier jeudi 17 décembre, à la veille du 57ème anniversaire de la république. Trois projets seront financés dans le domaine de l’aménagement hydro agricole et le pastoralisme, notamment à Gaya, où 8 000 hectares de terre seront aménagés et 2500 hectares à Konni. 90 millions de dollars seront investis dans le programme d’appui au pastoralisme.


A travers ce financement, c’est la « gouvernance politique économique et sociale » qui est récompensée, s’est réjoui le chef de l’Etat nigérien, dont le projet de société sur la durée du mandat de 5 ans a permis d’investir dans les réalisations d’infrastructures routières, ferroviaires, énergétiques et urbaines, la promotion de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, la création d’emplois, etc.
 

DETOURNEMENT DES BIENS PUBLICS : Grand bruit autour de la gestion des 13 Milliards à la Sonitel

Dans quelques mois, les deux sociétés de téléphonie d’Etat, Sonitel et Sahelcom, seront dissoutes pour en faire une seule. En attendant, l’heure au débat sur les scandales financiers autour des investissements des 13 milliards de francs CFA gérés par l’actuel ministre des télécoms Abdou Mani, assurant à l’époque les fonctions d’administrateur délégué de la Sonitel.


Parmi ces scandales, on parle d’une opération illégale d’achat de câbles multi pair d’une valeur de 4 Milliards de francs CFA,  en lieu et place de l’achat programmé, des pièces de rechange pour les équipements de transmission que l’ex administrateur délégué a imposé, en violation du contrat préalablement conclu entre la Sonitel et son fournisseur EL SEWEDY ELECTRIC, une société égyptienne. Celui-ci s’était rendu en personne en Egypte où, il a supprimé de manière unilatérale la rubrique prévue pour l’achat des pièces de rechange en question. Les 4 milliards ont été prélevés sur une ligne de crédit de 13 milliards approuvée par le Gouvernement au titre d’investissements au niveau de la Sonitel.


Ces câbles, dont une bonne partie se trouve actuellement stockée à Gaya et une autre à Niamey jetée dans les locaux de la Sonitel, ne seront d’aucune utilité même dans les vingt  années à venir en raison de l’évolution de la technologie dans le domaine des télécoms, déplorent les techniciens de cette société. Ce qui constitue une perte sèche pour la Sonitel et à l’Etat. Selon nos sources, le prix réel du tonnage de ces câbles ne dépasse guère la somme d’un milliard à l’époque où le ministre les a achetés auprès d’El Sewedy.


Outre ce scandale, face auquel le Gouvernement de Birgi Rafini et le Chef de l’Etat Issoufou Mahamadou ont fermé les yeux, on parle aussi d’une évasion fiscale d’une somme d’argent qui avoisine les 900 Millions de francs CFA, représentant les frais d’enregistrement de l’ensemble des marchés (1,6%) sur le montant des 13 milliards de francs pour la fourniture des équipements de la fibre optique d’une part et l’achat des pièces de rechange d’autre part, auquel l’ancien administrateur délégué avait renoncé pour investir l’argent dans l’acquisition de câbles multi pair. Selon une source digne de foi, l’ancien administrateur délégué avait demandé à El Sewedy de ne pas verser à l’Etat cette somme d’environ 900 millions de francs CFA, pour des raisons non élucidées.


Face à cette situation qui s’apparente à une évasion fiscale, le receveur des impôts s’était vu dans l’obligation de délivrer un « avis à tiers détenteurs » daté de 09 juillet 2015, (lire le fac simulé ci-contre), à travers lequel il mettait en demeure le Directeur Général de la Sonitel à procéder au règlement d’une somme d’environ 900 Millions (impôts et pénalités) de francs CFA  à la charge d’une société dénommée EL SEWEDY. Tels sont les deux gros scandales financiers, parmi tant d’autres, que le Gouvernement de Birgi rafini veut laisser impunis dans le seul but de protéger les intérêts politiques de l’ancien administrateur délégué, le sieur Abdou Mani, aujourd’hui ministre des télécoms.


C’est dans ce contexte, qu’on apprend aussi que ce dernier a été désigné par son parti le PNDS-Tarraya comme candidat aux futures élections législatives. Une telle aubaine vise ni plus ni moins à lui donner la chance de bénéficier d’une immunité parlementaire et de ne pas être inquiété à l’avenir vis-à-vis de la justice, à l’image de plusieurs Directeurs Généraux de société, ministres, opérateurs économiques et autres délinquants du régime que la justice ne peut pas appréhender du fait de leur statut de militants du principal parti au pouvoir, le PNDS-Tarraya.


Où en sommes-nous alors avec la promesse du Chef de l’Etat, Issoufou Mahamadou de lutter contre les pillages des ressources publiques ? Il est à rappeler que beaucoup de ses compatriotes avaient compté sur lui pour ramener de l’ordre dans la gestion des fonds publiques. Mais quelques mois, après son élection en 2011, ont suffi pour déchanter et comprendre qu’Issoufou ne peut pas tenir une telle promesse. Du coup, les anciens délinquants financiers ont repris du service de plus bel, et d’autres voleurs de l’Etat ont fait leur apparition au sein de son parti le PNDS-T

NIGER : Ça complote autour d’un marché au Ministère de l’Agriculture…

La commission d’attribution de marché du ministère de l’agriculture vient de décider d’octroyer de manière unilatérale un marché de construction d’un laboratoire à l’INRAN CERRA Niamey, à un militant du PNDS-Tarayya, sur financement de la Banque Mondiale IDA, a appris « La Gazette » en début de semaine auprès d’une source proche de cette institution financière internationale.
Le financement de ce marché entre dans le cadre du Programme de productivité agricole de l’Afrique de l’Ouest (PPAAO) et a été placé sous la tutelle du ministère de l’agriculture. Sur une dizaine de soumissionnaires, l’offre la plus chère tourne autour de 386 Millions et la «moins disante» à 303 Millions de francs CFA.
Selon nos sources, quelques responsables de ce ministère, dont le Directeur de génie rural sont accusés de vouloir contourner les résultats de la commission d’attribution de marché, en favorisant leur candidat qui a pourtant l’une des offres qui a le montant élevé. Sur la base de cette forfaiture, ce sont près de 70 millions de francs CFA que ces responsables véreux feront perdre à l’Etat du Niger, dans le seul but de satisfaire des intérêts individuels, déplore notre source, avant de faire remarquer dans le même temps que celui à qui on veut attribuer ce marché est un grand militant du principal parti au pouvoir. À ce titre d’ailleurs, il a eu à bénéficier de plusieurs marchés similaires sur des bases floues. Affaire à suivre !

Phénomène de la migration au Niger: Entre espoirs et désespoirs

A l’instar de plusieurs pays du monde, le Niger n’est pas épargné par le phénomène de la migration.

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Deuxième édition du Forum national des jeunes Niamey 2015 Les attentes des jeunes pour les élections de 2016 passées en revue

Le Niger se prépare à organiser les élections générales de 2016. Dans cette perspective et dans le cadre de sa mission d’éducation citoyenne et de culture démocratique, Alternative espaces citoyens a placé la deuxième édition du Forum National des Jeunes 2015 qu’il a organisé du 30 octobre au 1er novembre 2015 à Niamey, sous le thème : « Placer les préoccupations des jeunes au cœur des élections générales de 2016 au  Niger ».

 

Rappelons que 300 jeunes dont 70 venus de l’intérieur du pays, tous issus des différentes structures associatives des jeunes à travers le pays ont pris part à ce grand rendez-vous du donner et de recevoir, tenu à l’espace Frantz Fanon d’Alternative. Il s’agira pour Alternatives espaces citoyens, à travers cette activité d’offrir aux jeunes filles et garçons provenant des différentes régions du pays un espace public, digne de débats sur les enjeux et opportunités des élections générales de 2016 et d’établir un agenda d’actions de plaidoyer et de mobilisation citoyenne afin de mettre au centre des débats électoraux à venir, les préoccupations politiques, économiques, sociales et culturelles de la jeunesse. Les travaux de ce forum ont commencé dans la matinée du 31 octobre à l’espace Frantz Fanon, par une série de conférences publiques.

 

Ainsi, le Secrétaire général d’alternative espace citoyens, Moussa Tchangari, et Farouk Oumar Maman, consultant en communication et directeur de AGEF Communication, tous ancien leader estudiantin des années 1990, ont tenu en haleine les participants sur le rôle joué par les jeunes durant les combats pour l’avènement et l’enracinement de la démocratie en Afrique et le bilan de leurs actions en faveur des droits humains. Les deux conférenciers ont rappelé que depuis les indépendances, les jeunes ont été au cœur de toutes les luttes politiques pour le changement en Afrique jusqu’à aujourd’hui. Ce sont les jeunes qui ont mené le combat pour que nos pays puisse avoir leurs indépendances, ensuite ils se sont mobilisés contre la dérive des régimes d’exceptions et enfin ils sont au centre  des luttes démocratique et chaque fois qu’on a voulu dévier de cette ligne. Mais ils sont plus ou moins trahis parce que leurs aspirations ne sont pas prises en compte avec les taux du chômage qui vont crescendo, a fait remarquer Moussa Tchangari. Lors de cette conférence, les échanges interactifs ont permis de relever quelques inquiétudes et les attentes des jeunes relativement au rôle que doivent jouer les jeunes pendant les futurs débats politiques autour des élections de 2016.

 

Le second thème débattu a traité de la question de la «jeunesse face aux chômages, à la pauvreté et à l’exclusion : Inventer des nouvelles formes d’engagement citoyen pour œuvrer à la concrétisation des droits économiques, sociaux et culturels», et a été présenté par Abdoulaye Seydou ; chargé de plaidoyer Réseau des Organisations pour la Transparence Budgétaire (ROTAB). A ce niveau également, les participants n’ont pas tari les mots pour apprécier le niveau actuel de recrutement des jeunes, les avancées notables et les insuffisances.


Pour coller au thème central de ce forum et les objectifs qu’il a mis en avant, les participants ont eu droit à une autre conférence sur les «enjeux des élections de 2016» présenté par Ali Yaro Amadou membre du comité exécutif national du PNDS TARRAYA, en remplacement du Président du Parti Bazoum Mohamed.  Le second mouvement de ce thème a traité des «élections générales et des points de vue des acteurs de la société civile Nigérienne» et a eu comme intervenants Laoual Sallaou Tsayabou, coordonnateur Cadre indépendant de veille électoral (CIVE) et Ali Idrissa, Coordonnateur de l’Observatoire du processus électoral.


Notons que dans la soirée, un autre forum citoyen du même type mais radiophonique a eu lieu autour du thème : «Attente des jeunes face aux futurs élus» organisé au quartier Gamkallé.


La session de la journée de dimanche 1er Novembre 2015 a porté également sur «les enjeux des futures élections pour la jeunesse Nigérienne» présenté par Aminatou Daouda Hainikoye, Jeune leader,
A la fin de leurs travaux, les participants ont engagé d’autres discussions sur les « revendications et attentes de la jeunesse Nigérienne », « la stratégie pour placer les préoccupations des jeunes au cœur des débats électoraux ». Ces échanges ont permis aux 300 jeunes de lire une déclaration.


Dans cette déclaration de Niamey les participants ont déploré la faible participation politique des jeunes ; leur instrumentalisation à la veille des échéances électorales et la faiblesse des politiques publiques en faveur des jeunes. Les autres points saillants de cette déclaration concernent l’appel lancé aux jeunes afin qu’ils participent pleinement à la vie politique à travers  le retrait des cartes d’électeurs, leur participation aux débats publics, leur adhésion massive aux structures de la société civile, aux syndicats et aux partis politiques et à se présenter comme candidats à tous les niveaux de compétition électorale. En outre, les participants ont appelé leurs collègues à exiger un programme de société de tous les partis politiques engagés dans les élections générales afin d’évaluer la place que ces programmes réservent à leurs préoccupations.


Enfin, les participants ont demandé à l’ensemble de la classe politique à œuvrer pour la démocratie au sein des partis politiques afin de permettre aux jeunes d’intégrer les instances décisionnelles, et ont mis à profit leur déclaration pour rejeter  toute manœuvre tendant à porter atteinte à la sincérité du vote.


Oumarou Brah Souleymane, avec Ismael Tilly