Société
29 mars 2017
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Manifestation au Niger : Le melting-pot politique de la société civile

Annoncée comme une marche pacifique de la société civile nigérienne pour dénoncer disait-on, la mauvaise gouvernance et la violation de certaines libertés publiques, la manifestation du Samedi 6 Juin 2015 avait plutôt l’air d’un meeting des partis membres de l’opposition ARDR. Qu’il s’agisse des slogans scandés par les manifestants ou de la substance même des discours livrés à l’occasion de ladite manifestation, l’essentiel des arguments développés laissait transparaître un parti pris en faveur des opposants au régime en place. C’est un vrai melting-pot politique que le collectif «sauvons le Niger» a servi à l’opinion sous couvert d’un soi-disant combat pour la défense de la démocratie.


Aux côtés des forces supplétives à l’opposition politique nigérienne, on pouvait constater ce jour là la présence très remarquée des représentants des partis membres de l’ARDR, tels que Tamboura Issoufou, membre du bureau politique du MNSD-Nassara, Moussa Karamoulaye, ancien directeur de cabinet adjoint de Hama Amadou et également membre du bureau politique du Moden FA Lumana, et bien d’autres cadres des partis membres de l’ARDR. La présence de ces derniers est la preuve de la grande complicité qui existe depuis 2013 entre acteurs d’un genre nouveau de la société civile et opposants du Président Mahamadou Issoufou.  


Dans le cadre de cette mobilisation, qui n’est ni la première ni la dernière, douaniers, agents transitaires et opérateurs économiques du Moden FA Lumana, auraient apporté leurs contributions financières, à la demande de leur gourou Hama Amadou.


Plusieurs jours avant cette levée de bouclier contre le Président Issoufou, quelques leaders de l’opposition, dont le député Tidjani Kadri et Lamido Moumouni étaient aperçus à maintes reprises dans les locaux de l’ONG que dirige Moussa Tchangari. Bref, il y a autant de détails qui prouvent l’existence d’une société de connivence entre acteurs de la société civile et l’opposition ARDR, et principalement entre ces opposants et leur nouvelle idylle, le grand timonier d’Alternative.


A l’occasion de cette manifestation, les politiciens embusqués dans les rangs de la société civile avaient bonne mine car ces derniers avaient misé sur la furia des badauds grassement payés pour réussir un sacre à la burkinabè. Malheureusement pour eux, l’effectif des manifestants mobilisés par les «généraux civils» était très en deçà du nombre de 50.000 personnes que l’ARDR a espéré réunir afin d’obtenir le sacré déferlement sur le palais de la présidence de la république et chasser par la suite le Président Issoufou Mahamadou du pouvoir.


Des propos graves de nature à démoraliser les troupes militaires qui se battent au front contre Boko Haram, ou à dresser les soldats contre leur hiérarchie militaire et au-delà contre le régime en place, ont été le point d’orgue des différentes interventions des «généraux civils». Acteurs de la société civile comme proches de Hama Amadou étaient aux anges lorsque l’acteur de la société civile Moussa Tchangari déversait sa haine sur les plus hautes autorités du pays ou quand celui-ci appelait le peuple à une sorte de sursaut électoral en 2016 contre Mahamadou Issoufou.


Le sentiment anti français


Dans le même temps, d’autres thématiques à consonance nationaliste et anti occidentale ont également été développées lors de cette manifestation. Les harangueurs des foules se sont violemment pris à la France et aux intérêts des français, en présentant le Chef de l’Etat comme un valet de la France. On se rappelle, les mêmes types de discours anti français ont été développés au temps fort du régime de Tandja Mamadou, sauf qu’à cette époque là, c’est le pouvoir lui-même (l’opposition d’aujourd’hui) qui avait suscité chez les acteurs de la société civile des sentiments anti français dans la perspective de forcer la main à AREVA relativement au projet Imouraren. Mais surtout ce sentiment anti français a été beaucoup développé quand le régime de Tandja faisait la cour à des nouveaux amis comme la Chine. Le président de l’époque avait ouvertement dit en langue Hausa lors d’une conférence des cadres que la région de Diffa est un territoire réservé à la Chine, allant jusqu’à instruire les populations à dénoncer la présence des étrangers à la peau blanche autres que les chinois. Ce sentiment est aujourd’hui le même, tant chez les opposants au régime qu’au niveau de la bande d’acteurs de la société civile qui sont sous contrôle de l’ARDR.


Lors des mouvements des 16, 17 et 18 janvier organisés à Zinder et Niamey, des intérêts français ont été vandalisés. Ce sont particulièrement les kiosques de France Télécom, les restaurants et débits de boisson tenus par des expatriés français qui avaient été saccagés. Ce n’est pas donc surprenant si les manifestants du samedi 6 juin 2015 se sont violemment pris au Groupe Bolloré et AREVA.


Très motivés pour défendre les intérêts de Hama Amadou, les acteurs de la société civile récupérés par l’ARDR ont même oublié que leur mission n’est ni d’aider un parti à conquérir le pouvoir d’Etat, ni de s’attaquer aux intérêts d’un pays quelconque, encore moins de dénigrer tel ou tel responsable politique, tel que le ferait un adversaire politique à Mahamadou Issoufou. Nos compatriotes sont de plus en plus convaincus que derrière ce combat pour la défense de la démocratie il y a aussi un acharnement contre la personne du Chef de l’Etat.


La manipulation des esprits…


Depuis que l’ARDR a infiltré les rangs de la société civile nigérienne, le langage des différents acteurs acquis pour la cause (…) a véritablement changé. C’est dire que l’opposition a désormais des relais qui peuvent distiller avec outrecuidance n’importe quel message de haine et de division, des messages qui étaient jusqu’à une date récente considérés comme des sujets tabous. C’est un secret de polichinelle, l’objectif de toute cette chienlit, c’est d’écourter le mandat de Mahamadou Issoufou. Les couleurs avaient été annoncées d’abord à Zinder en janvier 2012, ensuite à Niamey en Mai 2014 quand les étudiants avaient été amenés à vandaliser les biens publics et privés, sous prétexte d’une quelconque revendication sociale. Accusés d’en être les commanditaires, l’ancien président du Conseil de ville de Niamey, Oumarou Dogari et l’ancien ministre de la santé, Soumana Sanda, tous deux militants du Mden FA Lumana, avaient été enfermés et libérés provisoirement quelques mois plus tard. Le pic de l’instrumentalisation des acteurs de la société à des fins insurrectionnelles Aussi dans le cadre de cette entreprise macabre, les 17 et 18 janvier 2015 des responsables du Moden FA Lumana, ont infiltré les mouvements clandestins organisés à Niamey par des badauds dont le mandat était de bruler Niamey, piller les intérêts des expatriés, les français notamment et vandaliser les lieux des cultes appartenant aux chrétiens. L’ancien ministre des enseignements supérieurs a été aperçu dans une vidéo en  train de brûler un tas de pneus sur une voie publique en compagnie des badauds recrutés pour le besoin de ladite opération.


A chaque fois qu’un mouvement est en préparation, les militants du Moden FA Lumana annoncent pompeusement le retour triomphal de Hama Amadou de son exil en France. Ce fut le cas les 17 et 18 janvier passés. Le même tintamarre a eu lieu plusieurs jours avant cette dernière manifestation de la société civile. Dans les marchés de Niamey, les débits de boisson et autres endroits fréquentés par les «déchets de la pensée humaine» c’est le sujet sur le retour de Hama qui est sur toutes les lèvres, comme si le fait pour lui de revenir dans son pays est une question de vie ou de mort pour les quelque 17 millions des nigériens. En parlant de retour de Hama seulement lorsque «toutes les conditions seront réunies», les opposants et leurs complices font plutôt allusion à un départ prématuré du Président de la République à partir d’un schéma à la Blaise Campaoré. Tel est l’agenda politique du collectif «sauvons le Niger», une structure fourre-tout dont la plupart de ses membres sont encartés au Moden Fa Lumana.


A défaut donc de pouvoir manipuler dans les rangs de l’armée, les opposants à Issoufou Mahamadou comptent désormais sur des «généraux civils» pour provoquer un vrai chambardement politique au gré duquel Hama Amadou pourrait accomplir son rêve présidentiel de 2016.


Bon nombre de ces soi-disant défenseurs des droits de l’Homme, étaient des acteurs clés dans la remise en cause de l’ordre constitutionnel sous la 5ème République en vue de maintenir Tandja au perchoir de l’Etat. Devant l’entêtement de ces individus, Tandja et le régime ont fini par être renversés par un coup d’Etat en février 2010. Aussi, sous la 4ème République, ce sont les mêmes sangsues qui avaient incité feu Ibrahim Baré Maïnassara à torde le cou au droit et à organiser un hold-up électoral en vue de son maintien au pouvoir.


Les exemples d’histoires malheureuses sont légions et dans lesquelles on retrouve les noms de ces parfaits anarchistes. La plupart d’entre eux pensent que l’humanité entière a oublié tous les torts qu’ils avaient causés à l’Etat du Niger au point où ils veulent se présenter aujourd’hui comme les seuls remparts pour protéger la démocratie qu’ils avaient pourtant combattu il n’y a pas si longtemps. Au moment où des véritables défenseurs de l’Etat de droit se battaient contre des potentats sous la 4ème et la 5ème Républiques, la plupart de ces soi-disant acteurs de la société étaient terrés dans leurs coins, vaquant tranquillement à leur travail d’espionnage, une sale besogne qu’on assimile à une mission de veille citoyenne. Pourtant, leur mission de veille citoyenne ne leur a jamais permis durant l’époque de Tandja de dénoncer tous les travers et les menaces qui pesaient dangereusement sur le pays.
Publié dans le bimensuel « La Gazette »

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’AMABASSADE DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE, NIAMEY : Atterrissage d’Urgence d’un Hélicoptère de Recherche et de Sauvetage

image005Un hélicoptère civil propriété de citoyens américains et géré par des civils a été contraint de faire un atterrissage d'urgence à la périphérie de Niamey (Niger) le 12 mai 2015.

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Offres d’adjudication d’obligations au profit du Niger : Le montant global des soumissions s’élèvent à 36 783,56 Millions FCFA

L’Agence UMOA-Tires (AUT), en collaboration avec la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), a organisé le mardi 24 février 2015, à la demande de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique du Niger, une adjudication d’obligations à 5 ans, portant sur un montant de 30 milliards, rappelle un communiqué de presse rendu public le 24 février 2015.

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Communiqué de presse de la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN)

En application de l’article 68 de la Constitution du 25 novembre 2010, de la loi numéro  98-024  du 11 aout 1998  et de la loi numéro 2002-du 30 au 31 décembre 2002,l’état d’urgence a été proclamé dans la région de  Diffa, sur  proposition du Ministre de l’intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses et par décret numéro 2015-073/PRN/MDN/MISPD/ACR/MJ du 10 février 2015.
A titre de rappel, l’état d’urgence confère à l’autorité civile, responsable du maintien de l’ordre, des pouvoirs exceptionnels en plus des pouvoirs de police du temps normal. Ainsi, des mesures restrictives de libertés de mouvements des personnes des véhicules et des motos ont été prises, sur toute l’étendue de la région dont :
- Le couvre -feu de 20h à 06 h du matin, pour  tous les véhicules civils ;
- L’interdiction de circulation des motos sur toute l’étendue de la région ;
- L’interdiction du transport de poivre et poisson fumé vers le Nigeria ;  
- L’interdiction de vente en détail et de transport hors norme de carburant.
En dehors de ces mesures prises, la population a volontairement abandonné certaines pratiques telles que la circulation en ville au-delà de 21h et le port du voile intégral pour les femmes depuis l’attentat kamikaze du 09 février 2015.
Pendant la période d’état d’urgence, des opérations de ratissage et de bouclage ont successivement concerné les quartiers de Cameroun et Kanoumbri à N’Guigmi ; Abdouri à Mainé Soroa ; Diffa Koura à Diffa et Bagara à Diffa.
Cette opération a permis de mettre la main sur plus de 347 individus suspectés d’être  proches de la secte Boko Haram. Parmi eux 132 Individus ont été déférés. Actuellement, 216 éléments de la secte sont en garde à vue dans les locaux  de la cellule anti-terroriste.
La mesure d’état d’urgence a permis aussi la réduction des risques d’attaques par les éléments de la secte BH du fait de l’interdiction totale de circulation des motos et véhicules de 20h à 6h,la réduction des risques d’infiltration et d’introduction  des armes par l’interdiction de circulation des véhicules de transport du poisson fumé et du poivron.
Ces mesures ainsi que les résultats qu’elles ont permis d’atteindre ont redonné de l’espoir à la population, qui a commencé à regagner ses foyers et  s’adonne à ses occupations habituelles.
Le bilan provisoire de la crise s’établit à la date du 08 mars 2015 ainsi qu’il suit :
Côté ami : vingt quatre (24) éléments FDS tués, (38) autres blessés et  un (1) civil tué ;
Côté ennemi : cinq cent treize (513) éléments de la secte Boko Haram tués dont deux cent quatre-vingt-douze (292) physiquement enterrés à Bosso et treize (13) à Karamga.
Il est important de préciser que ces résultats ont été atteints grâce à la décision prise par les autorités à travers la proclamation de l’état d’urgence le 10 février 2015 et  à l’adhésion de la population qui n’a pas hésité  à dénoncer les complices.
Cependant, beaucoup reste à faire pour ramener la sérénité d’antan, car l’ennemi est de plus en plus menaçant en direction du territoire nigérien plus précisément dans la région de Diffa, raison pour laquelle les autorités nigériennes à travers l’Assemblée nationale ont prolongé l’état d’urgence dans la région de Diffa sur une période de 3 mois à l’issue d’un vote à l’unanimité. Cette  mesure  permettra aux FDS de mener à bien leur mission dans le respect strict des droits de l’homme et des lois et règlements de la République.
Ces mesures décidées par les autorités administratives de la région visent uniquement à sécuriser davantage les populations et leurs  biens.
Ces mesures qui sont provisoires prendront fin-dès que les menaces cesseront contre la population de la région de Diffa et l’intégrité du territoire national.
Nous tenons à prodiguer quelques conseils à la population de Diffa :
1- Eviter d’approcher les positionnements des FDS dans la mesure du possible;
2-  Respecter scrupuleusement les mesures prévues dans le cadre de l’état d’urgence ;
3-  coopérer avec les Forces de défense et de sécurité,  en signalant aux autorités compétentes tout individu ou comportement suspect.

COMMUNIQUE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Porte parole du gouvernement a l’honneur d’informer les associations de défense des droits de l’homme et de la démocratie qu’en prélude au renouvellement par tiers des membres de la cour Constitutionnelle tel que prévu par les dispositions des articles 121 alinéa 5 de la Constitution et 5 de la loi organique N°2012-35 du 19 juin 2012 déterminant l’organisation, le fonctionnement de cette Cour et de la procédure suivie devant elle, les élections en vue de la désignation d’un représentant au sein de ladite cour seront bientôt organisées.
Les structures concernées et désireuses de faire acte de candidature sont priées de bien vouloir déposer leurs dossiers à compter du 1 Mars jusqu’au 5 mars 2015 à 19 heures 30 précises au bureau d’ ordre du Ministère de la Justice sis à coté de l’échangeur non loin de la station OIL LYBIA conformément à l’arrêté conjoint n°0025/MJ/PPG/MI/SP/D/AR du 12 février 2013 portant modalités de désignation des représentants des associations de défense des droits de l’homme et de la promotion de la démocratie au sein des structures ou institutions de l’Etat, modifié et complété par l’ arrêté conjoint n°000027 MJ /GS/PPG/MI/SP/D/AR  du 27 février 2015 .
Conformément à l’article 2 de la loi organique précitée, sont électeurs le ou les collectifs des associations de défense des droits de l’homme et de promotion de la démocratie.
Le dossier de candidature comprend les pièces suivantes :
-    Un curriculum vitae qui permet de juger les qualifications et expériences professionnelles accompagné de tous les documents probants ;
-    Etre titulaire au moins d’un diplôme de troisième cycle en droit public ;
-    Un extrait du casier judiciaire datant de moins de trois mois ;
-    Un certificat médical ;
-    Un certificat de nationalité nigérienne.
Le candidat doit être âgé de 40 ans au moins et jouir de ses droits civiques et politiques.
Une enquête de moralité sera effectuée par les services compétents de la Direction de Surveillance du Territoire conformément à l’article 2 alinéa 5 de la loi organique N°2012-35 du 19 juin 2012 déterminant l’organisation, le fonctionnement de cette Cour et de la procédure suivie devant elle.
Le chronogramme des élections est établi comme suit :
-    Du 1er au 5 mars 2015 dépôt de candidature au Ministère de la Justice.
- 6 mars 2015 : dépouillement et affichage de la liste des candidats ainsi que du collège électoral au Ministère de la Justice et au Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses
-    7 mars 2015 : date des élections.

Fait à Niamey, le 27 février 2015
Le Secrétaire Général


DILLE RABO