lundi, 16 juillet 2018
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BASE AMERICAINE

Plusieurs journalistes issus de la presse privée nigérienne et internationale ont effectué les 15 et 16 avril une série de visites guidées sur les installations de la plus grande base de l’armée américaine en Afrique en construction dans la région d’Agadez au Niger. Ce privilège exceptionnel accordé à la presse entre dans le cadre de l’édition 2018 de l’exercice militaire conjoint communément appelé Flintlock, qu’organise les forces armées américaines dans l’une des zones de faiblesse de l’Etat.

VIOLENCE CAMPUS

« kouri », « Jini » ou du sang en français, c’est ce qu’on pouvait voir sur le corps et visages d’une quinzaine d’étudiants de l’Université Abdou de Niamey, évacués aux services des urgences du Centre Hospitalier Universitaire ce mercredi 18 avril 2018. Cette scène fait suite à une manifestation pacifique violemment réprimée par les forces de l’ordre qui ont pourchassé les étudiants dans tous les coins et recoins du campus. C’est un secret de polichinelle, au Niger, le pouvoir a choisi depuis plus d’une année la méthode forte pour diriger le pays, du coup un véritable climat de terreur règne actuellement sur le pays.

PRESSE EN DANGER

Le Cadre Indépendant de Concertation pour la Presse demande aux autorités judiciaires du Niger de tirer les conséquences du refus du pouvoir en place d’obtempérer à la décision du juge de référé ordonnant la réouverture du Groupe de Presse "Labari"

la justice internationale

La mise en liberté des « Kadhafistes » pourrait se transformer en « cauchemar d’enfer » pour certains responsables nigériens avec l’annonce ce mercredi 4 avril 2018 d’une plainte de Sadi Kadhafi contre ces derniers.

Le fils de l’ancien dirigeant libyen vient d’être innocenté par la justice libyenne dans l’affaire de meurtre qui l’a conduit en prison cinq années durant. Convaincu de sa relaxe totale, Sadi Kadhafi souhaite attaquer en justice des responsables libyens et nigériens soupçonnés d’être impliqués dans la torture qu’il a subie en prison ainsi que dans son «extradition » du Niger vers la Libye en 2014.

Interrogée par la correspondante de RFI, Houda Ibrahim, l’avocate de Sadi Me Mabrouka Jumaa Doua a déclaré que « son client allait saisir la justice internationale contre des responsables au Niger comme en Libye (…). Son extradition du Niger n’a respecté aucune législation locale ou internationale en la matière », a-t-elle indiqué avant de souligner dans le même ordre d’idée que Sadi avait un statut de réfugié politique mais enlevé et extradé en Libye où il a été torturé. « Aujourd’hui innocenté, il a le droit de saisir la justice pour réclamer une compensation pour ses cinq années de prison et pour le traitement qu’il a y a subi ».

Par ailleurs, l’avocate de Sadi Kadhafi a affirmé à la correspondante de RFI que « des responsables au Niger ont touché des dizaines de millions pour livrer le 3ème fils de Kadhafi aux islamistes libyens ». Selon Me Mabrouka citée par la correspondante de RFI, « c’est le ministre nigérien des affaires étrangères de l’époque qui était chargé de toucher l’argent pour le compte du pouvoir au Niger ».

En août 2017, le fils de Kadhafi avait déjà accusé des autorités nigériennes d’avoir perçu une contrepartie financière suite à son extradition et annoncé via son conseil le dépôt d’une plainte au niveau du bureau du procureur général à Tripoli « pour séquestration, enlèvement et gaspillage de l’argent public » dans le processus de son transfèrement du Niger vers la Libye. Cette même avocate avait annoncé à cette époque qu’une somme d’environ 4 milliards de dollar US aurait servi à financer des projets au Niger avec la complicité du gouvernement d’Ali Zeidan.

Une accusation grave très vite balayée d’un revers de la main par le gouvernement nigérien qui a nié tout « deal » avec les autorités libyennes dans le cadre d’une telle extradition. A l’appui du rejet de cette accusation, le gouvernement nigérien a dans un communiqué souligné que « Sadi Kadhafi a été remis aux autorités libyennes parce qu’il ne respectait pas les consignes de neutralité » qui s’imposaient à lui.

Il faut noter que le rebondissement de cette affaire qui remonte à 2014 intervient quelques jours seulement après l’ouverture d’une information judiciaire contre l’ancien chef d’Etat français, Nicolas Sarkozy, poursuivi dans l’affaire de présumé financement de sa campagne présidentiel de 2007. Mais surtout à un moment où les frères énnemis libyens semblent trouver un compromis autour de la personne de Saïf Al Islam Kadhafi pour présider aux destinées de la Libye, une initiative qui est en train de rencontrer les faveurs des grandes puissances.

C’est dire que le retour des enfants de Kadhafi aux affaires risquerait de se transformer en un véritable cauchemar pour toute autorité nigérienne qui verrait son nom cité dans un quelconque scandale en lien avec le présumé pillage des biens du peuple libyen. En tout cas ce ne sont pas des témoins qui vont en manquer parmi les officiels libyens.

Des proches de l’ancien guide libyen en exil, à l’image de Béchir Saleh, directeur de cabinet de Kadhafi et patron de l’un des fonds libyen, le Libyan African Portfolio (LAP) sont prêts à témoigner pour aider la justice internationale sollicitée à faire toute la lumière sur des nombreuses affaires et, particulièrement sur le dossier brûlant qui opposerait les autorités nigériennes aux « Kadhafistes » dont le retour au pouvoir est désormais une question de quelques mois.

Rappelons que Béchir Saleh fut détenteur d’un passeport diplomatique nigérien que lui avait délivré l’ancien ministre des affaires étrangères Bazoum Mohamed pour « aider un grand ami du Niger », avait-on laissé comprendre en avril 2012.

Avec le présumé deal au sujet de transfèrement de Sadi Kadhafi et l’accusation d’évasion d’une importante somme d’argent libyen, rien n’exclut également le rebondissement de ladite affaire de délivrance de ce passeport diplomatique à Béchir Saleh dans les conditions non encore élucidées par la justice. Depuis l’annonce d’une plainte contre des autorités nigériennes, c’est la mort dans l’âme dans l’entourage du président du principal parti au pouvoir, Bazoum Mohamed, ancien ministre des affaires étrangères et actuel ministre chargé de la sécurité publique, un des responsables nigériens qui a entouré de tous les soins le troisième fils de Kadhafi dès son arrivée au Niger en 2011, avant que les rapports ne se gâtent entre eux trois années plus tard.

En attendant que toute la lumière soit faite, la crédibilité extérieure du Niger prendra certainement un coup ainsi que l’honneur de ses plus hauts dirigeants considérés jusque-là comme des « gens propres ». C’est à se demander si cette méchante plainte de Sadi Kadhafi ne va pas désormais contraindre certains de ses dirigeants à ne plus se déplacer vers des pays comme les Etats-Unis d’Amérique ou même ceux de l’Europe.

CICp dclaration 26 mars 2018

Réunis en urgence ce lundi 26 mars 2018 à l’effet de se prononcer sur les séries d’atteintes à la liberté de presse et d’expression par le régime d’Issoufou Mahamadou, les organes membres du Cadre Indépendant de Concertation pour la Presse (CICP) font la déclaration suivante :

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