samedi, 20 octobre 2018
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Omar Hamidou Tchiana

Le parti Amen Amine a tenu comme convenu son assemblée générale extraordinaire ce samedi 11 novembre 2017 sur convocation de son président national, l’ancien ministre d’Etat chargé des transports, Omar Hamidou dit Ladan Tchiana.  Dans un tweet qu’il a publié le vendredi 10 novembre, le président du parti Amen Amine a laissé croire à l’opinion que son parti est «victime d’une tentative de déstabilisation… » depuis le 30 octobre, date à laquelle il a cessé d’être membre du gouvernement, mais sans en donner plus de détails.

Manifestation au Niger

Les opposants nigériens semblent sortir de leur torpeur. C’est le moins que l’on puisse dire à la lumière d’une déclaration choque rendue publique le week-end dernier par la coordination régionale de Niamey du principal parti de l’opposition le Moden FA Lumana.

Trump Issouf MacronHier allié privilégié de la France sous le quinquennat de François Hollande, Issoufou semble aujourd’hui faire des Etats-Unis son allié stratégique dans la gestion de questions qui perturbent son sommeil.

La politique étrangère du Niger vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique a atteint un tournant décisif ces dernières semaines. En effet, depuis l’attaque de Tongo Tongo qui a occasionné la mort de quatre soldats américains et quatre autres soldats nigériens, Niamey et Washington coopèrent bien plus pour s’attaquer au terrorisme dans la région, dit-on avec zèle. Un rapprochement qui ne manque pas de provoquer la stupeur chez l’ex-puissance coloniale la France.

Beaucoup de choses ont changé dans les relations entre les deux pays depuis l’arrivée de Macron au pouvoir. Certains perçoivent à tort ou à raison une forme de lâchage de l’Elysée par Issoufou. Même si on n’ignore les vraies raisons de cette pirouette de celui qui jusqu’à une date récente est considérée par l’opinion nationale et internationale comme un valet pur et dur de la France, dans les coulisses on invoque la gouvernance Issoufou marquée par le non-respect des libertés publiques et le harcèlement contre des opposants au régime, qui ne plaît pas à l’Administration d’Emmanuel Macron.

Une préoccupation partagée aussi par l’Administration Trump très regardante sur le traitement des dossiers qui touchent à la gouvernance interne du Niger, quoique son attention reste focalisée sur les questions d’ordre sécuritaires. En octobre 2015, le Niger et les Etats-Unis ont signé un accord sur la ’’sécurité et la gouvernance’’ et l’ouverture de plusieurs dispositifs militaires dans la région nord du pays.

Dans le cadre de cet accord dont les termes échappent au contrôle de la représentation nationale, le ministre nigérien de la défense a annoncé pour la première fois lors d’un entretien accordé la semaine écoulée à la chaîne BBC que les drones Américains basés à Niamey sont désormais autorisés à frapper leurs cibles sur le territoire nigérien. De ce fait, l’aviation américaine aura une emprise sur l’espace aérien nigérien pour mener à bien ses opérations de ratissage contre les terroristes, comme ce fut le cas en Afghanistan ou en Irak après le 11 septembre 2001.

Une telle décision intervient peu de temps après l’annonce faite par Washington de débloquer un appui financier de quelque 60 millions de dollars au profit de la force mixte de G5 sahel. L’autorisation de frappe aérienne donnée à Washington suscite de nombreux commentaires chez les citoyens nigériens qui accusent les dirigeants nigériens d’avoir vendu la souveraineté nationale aux « puissances impérialistes ». De peur de s’attirer les foudres du pouvoir en place, bon nombre des responsables politiques et, particulièrement les députés qui, semble-t-il n’ont jamais été consultés pour donner leur approbation sur les faveurs qu’Issoufou a concédées aux armées étrangères, ont préféré rester de marbre.

De son côté aussi, la France en tant qu’ex puissance colonisatrice, a été aussi surprise par cette démarche singulière du régime nigérien, bien qu’elle-même ait réussi la première à faire ses tentacules à travers des bases militaires qu’elle a installées dans les confins du territoire nigérien. Des diplomates français jugent trop hâtive l’autorisation accordée aux Etats-Unis d’Amérique d’installer leurs dispositifs militaires et aériens sur un terrain qui est longtemps considéré comme la chasse gardée de la France.

C’est un secret de polichinelle, les Etats-Unis et la France, pour ne citer que ces deux puissances, se sont lancés dans une lutte d’influence dans la région saharo-sahélienne et particulièrement au Niger au point où certains analystes des relations internationales assimilent cela à une réelle reconquête coloniale.

Cette course de fond a transformé le Niger en une zone pivot hautement géostratégique pour la France et les USA. Au-delà des questions de sécurité, beaucoup pensent que des intérêts économiques justifient tout ce regain d’intérêt qu'ont les grandes puissances pour le dernier pays de la planète. En plus de l’uranium qui est un minerai stratégique pour la France et du pétrole exploité par la Chine, plusieurs entreprises étrangères sont détentrices des permis de recherche minière. Cette convoitise suscitée par les richesses minières du pays est à elle seule perçue comme un des vrais mobiles de tous les déploiements sécuritaires de ces grandes puissances.

Un avis que partagent bon nombre de nigériens qui ne voient d'ailleurs aucune perspective heureuse dans cette venue en masse de troupes militaires étrangères. Le peuple nigérien la considère comme un recul grave d’une nation victime de l’extrême pauvreté, des pratiques corruptives, de l’injustice sociale, de vol des deniers publics, et de l’enrichissement illicite de ses dirigeants. 

Issaka Assoumane DG douane Bazoum

Démis de ses fonctions de DG des douanes nigériennes en décembre 2016 suite à l’affaire de vente aux enchères de 495 containers de la société chinoise, Issaka Assoumane est cité comme un des potentiels candidats à la magistrature suprême qui pourrait succéder à Issoufou Mahamadou en 2021.

KaridjoMahamadou1

Le tristement célèbre ministre de la défense nationale sous le premier mandat d’Issoufou Mahamadou, est de retour dans la gestion des affaires publiques. Karidjo Mahamadou alis « Lékéké », ainsi que le surnomme ses intimes, est nommé ministre des transports à l’issue du remaniement du gouvernement intervenu ce lundi 30 octobre 2017, remplaçant le ministre démissionnaire Omar Hamidou Tchiana qui dit avoir quitté le gouvernement par respect à des « principes » et à ses « convictions ». Politiques.

Karidjo Mahamadou quitte ainsi son poste de président de Haute Cour de justice, une juridiction politique rattachée à l’assemblée nationale qui a pour rôle de juger les faits et actes condamnables commis par les membres de l’exécutif. Sa non reconduction dans l’équipe gouvernementale au lendemain des élections de février 2016 a été interprétée  par certains observateurs de la scène politique comme une rupture de confiance entre lui et le président de la république par rapport aux présumées malversations financières évoquées par la presse nationale et internationale relativement à l’achat des matériels des forces armées de son pays.

A l’époque plusieurs journaux avaient fait cas des « affaires scabreuses » que ce ministre aurait entretenues avec un certain Boubacar Hima plus connu sous le nom de « Style féroce ». Aucune enquête n’a permis d’en savoir plus du fait de la nature de la question jugée très « sensible et stratégique » pour ne pas en parler publiquement au risque de violer des « secrets-défenses », avaient aveuglement soutenu certains proches du pouvoir en place. Donc le blackout-out arrangerait Karidjo et tous les responsables politiques à cette époque.

Il faut dire qu’aujourd’hui toutes ces spéculations sont derrière lui étant donné que le magistrat suprême ne lui a pas non plus tenu aucune rigueur par rapport à ses frasques politiques, notamment l’organisation des meetings de précampagne, à un moment où les forces armées de son pays se battaient contre les éléments de secte Boko Haram. Son retour aux « affaires » fait de lui un homme neuf qui jouit toujours de la confiance du patron.

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