mardi, 24 avril 2018
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La fin des délestages et coupures prolongées d’électricité n’est pas pour demain au Niger. En effet, selon plusieurs sources dignes de foi, la coopération en matière de fourniture d’électricité entre le Niger et son grand voisin le Nigéria arrive à échéance en décembre 2017. A moins d’une nouvelle reprise de ce partenariat, c’est qui est peu probable indique-t-on au passage, le Niger pourrait connaître plus de difficultés qu’il n’en a connues depuis plus de cinq ans en matière de fourniture électrique.

La menace de cessation complète d’approvisionnement en électricité à partir du Nigéria est devenue réelle ces derniers mois et celle-ci serait liée au non-paiement des arriérés que la nigérienne d’électricité Nigelec doit à la Compagnie d'énergie électrique nigériane  (NBET) Company Plc et à la Compagnie de transmission du Nigéria (TCN).

Selon une information du site d’information Naija24 News datée de 13 août dernier, le cumul d’arriérés dus par la NIGELEC s’élèverait à 14,45 millions de dollars, montant référencé dans le procès-verbal de la 17e réunion du secteur de l'énergie, tenue  à Abuja.

La même source avait indiqué qu’un mémo discret de l'agence nigériane d'électricité a été envoyé à NIGELEC de la République du Niger et à la Communauté Electrique du Bénin (CEB) de la République du Bénin, «exigeant le paiement de leurs dettes ou risqueraient d'être coupés».

Pour garantir son indépendance énergétique le Niger peine à mettre en œuvre le volet énergie du programme Kandadji. Le régime actuel a trouvé une solution alternative en créant une centrale à vapeur de près de 100 Mégawatts sur la rive droite du fleuve Niger à Gorou Banda. Malheureusement, la création de cette centrale n’a pas mis la ville de Niamey et ses environs hors des coupures d’électricité. Pire, les choses n’ont fait que se compliquer plus que par le passé.

Le problème d’approvisionnement en électricité est un coup dur pour l’économie nationale du pays tout entier qui tourne au rythme des coupures intempestives. C’est dans ce contexte que le régime a prévu dans le cadre de sa loi des finances 2018 une augmentation assez significative du prix du kilowattheure. 

TchanaAminAmin2016

A-t-il été démis de ses fonctions de ministre d’Etat, ministre en charge des transports ou a-t-il lui-même décidé de quitter de son propre chef ? Omar Hamidou dit Ladan Tchiana, président du parti Amen Amine n’est plus membre du gouvernement depuis ce lundi 30 octobre. La nouvelle est tombée le même jour en début de soirée à travers la nomination de son remplaçant Karidjo Mahamadou, ancien ministre de la défense sous le premier mandat du président Issoufou, qui quitte son poste de député et président de la Haute cour de justice.

Dans un tweet qui a fait le buzz peu de temps avant la nomination de son remplaçant, Ladan Tchiana dit avoir quitté le gouvernement par « respect à ses principes » et à « ses « convictions ». La réaction des communicants du régime ne s’est pas faite attendre. Dans une pluie des posts sur facebook, ces derniers ont fait croire à l’opinion que Ladan a carrément été démis de ses fonctions et que notification lui en avait été faite depuis dimanche, moins de vingt-quatre heures après avoir pris un arrêté pour suspendre les activités de la société privée de transport STM, une entreprise qui est dans les bonnes grâces du pouvoir en place.

La décision de suspendre cette société est intervenue au soir d’un accident de route occasionné par un de ses bus. L’accident s’était soldé par une vingtaine de morts et des blessés graves. L’hécatombe mérite bien une telle sanction de « suspension » comme le dit l’arrêté ? Nul ne sait si cette décision a été prise de manière discrétionnaire ou elle a été suscitée d’en haut. Apparemment non car il semble que STM transport a repris de plus bel ses activités depuis lors passant outre cette décision du ministre Ladan Tchiana.  Est-ce cet affront qui l’a fait démissionner ? Difficile de le savoir et en attendant une probable réaction de son parti politique au sujet de ce que ses militants qualifient de persécution politique contre les cadres du parti Amen Amine depuis plusieurs mois.

Rappelons que la situation entre le parti au pouvoir et celui leur allié Ladan est devenue exécrable avec le limogeage en conseil des ministres du maire central de Niamey à qui il est reproché de nombreuses malversations financières selon une inspection d’Etat diligentée par le pouvoir central. Dans les coulisses, certains barrons du régime en place accusent Omar Hamidou Tchiana de bloquer le processus de signature d’un contrat de construction de nouvel aéroport de Niamey avec des entrepreneurs turcs. Ce dernier aurait exigé avant d’apposer sa signature le versement d’une commission à son profit qui avoisinerait quelque 4 millions de dollars, si l’on en croit une information largement relayée par les communicants du régime qui voulaient justifier le renvoi d’un allié encombrant du gouvernement.

En outre, d’autres sources proches du pouvoir lient cette situation à une réelle incompatibilité d’humeur qui remonte à quelques semaines entre le président de la république et le ministre d’Etat Ladan Tchiana. En effet, selon nos sources le ministre Ladan aurait osé lors d’un conseil des ministres attaquer de manière frontale le père de la nation au sujet de la répartition des projets de construction des routes entres les différentes localités reculées, jugeant celle-ci illégale et en porte à faux avec l’esprit républicain. Il semble que c’est cela qui a aggravé le plus sa situation auprès du chef de l’exécutif.

En attendant la réaction de son parti pour en savoir plus sur les contours de ce désamour, il faut désormais compter Ladan Tchiana et ses lieutenants persécutés par le régime par les farouches opposants à Issoufou Mahamadou. 

Le marchand d’armes nigérien Boubacar Massy alias « Style féroce » ne finit pas de faire parler de lui. En froid avec ses principaux mentors qui semblent le lâcher à un moment où la justice fédérale du Nigéria chercherait à lui mettre les grappins, Boubacar Massy serait en quête des nouveaux protecteurs dans l’espoir de sauver sa peau. Les chancelleries étrangères et particulièrement l’ambassade de France au Niger seraient devenues ses nouveaux lieux de fréquentation.

Il aurait été aperçu à maintes reprises ces dernières semaines au niveau de la résidence de l’Ambassadeur de France au Niger et à des dîners que lui-même aurait organisés à l’honneur des diplomates français.  La rénovation du club équestre français à coût de plusieurs millions de francs serait également son œuvre pour faire plaisir à ses nouveaux amis. Selon notre source l’attaché de défense auprès de l’Ambassade de France au Niger circulerait ces derniers temps dans un de ses véhicules de luxe. Un acte pas très orthodoxe pour un militaire en mission diplomatique dans un pays sous menaces sécuritaires.

Même si le France ne peut jamais commander, dans le cadre de ses opérations militaires au Sahel, un seul matériel de guerre auprès de ce mystérieux personnage surnommé « Style féroce »,  les relations que ce dernier entretient avec un haut gradé de l’armée française suscitent tant de questions chez certaines personnalités.

Ses affaires de vente d’armes remontent aux précédents régimes mais celles-ci ont beaucoup prospéré sous le régime de Mahamadou Issoufou. Rappelons que le nom de Boubé Hima est revenu plusieurs fois dans de rapports d’enquêtes et articles de presse relatifs à un dossier sensible d’achat de matériels de guerre sous le régime de Goodluck au Nigéria. Il semble que les matériels commandés à son temps n’ont jamais été livrés. Il semble que l’Etat fédéral du Nigéria peine à l’arrêter dans le cadre de l’affaire « Sambo Dassuki », l’homme qui aurait attribué ce marché au marchand d’armes nigérien Boubé Hima. Des gros virements bancaires ont été faits à son nom à partir du Nigéria via la banque commerciale du Niger SONIBANK.

En plus de cette affaire, Boubé Hima serait récemment interpellé par la Halcia dans le cadre d’un dossier de faux dédouanement de ses véhicules de luxe et autres engins qu’il a fait venir au Niger. L’affaire fait grand bruit mais celui-ci compte de nouveau sur les relations qu’il a avec certaines personnalités au pouvoir pour échapper à la justice nigérienne. Désormais, il pourrait aussi compter sur ses nouveaux amis auxquels il fait la cour pour ne pas être inquiéter.

Affaire à suivre !

Salif Diallo

La mort du président du parlement burkinabè Salif Diallo en août dernier va-t-elle lever un coin de voile sur les rapports douteux qu’il a entretenus avec certains dirigeants africains ?  En effet, si l’on en croit certaines rumeurs distillées depuis un pays étranger, une autorité nigérienne serait sur le point de perdre des investissements lourds qu’elle aurait faits  par l’entremise de Salif Diallo dans une entreprise offshore basée en Australie.  

Il est pour le moment difficile de vérifier cette information ici au Niger ou même s’aventurer à nommer l’autorité nigérienne en question au nom de laquelle Salif aurait agi en Australie.

Toutefois, selon notre source, depuis cette disparition inattendue de Salif Diallo le principal concerné court dans tous les sens pour prouver que lesdits investissements seraient faits à son nom et non le contraire. Malheureusement, ajoute notre source, par manque de preuves suffisantes, l’autorité en question ne peut pas entrer en possession de ses biens supposés. Du coup, les autorités australiennes considèrent que pour le moment seuls les héritiers de Salif Diallo sont en droit de réclamer les biens en question.

Au Niger, Salif Diallo a officiellement exercé les fonctions de conseiller spécial du président de la république Issoufou jusqu’à la chute du régime de Blaise Compaoré en octobre 2014. Son rapprochement avec le cercle des décideurs politiques au Niger aurait permis à une de ses entreprises d’être adjudicatrice d’un marché PPP d’environ 25,8 milliards pour l’acquisition et l’installation des équipements de téléphonie mobile. Lequel marché qui a finalement été abandonné. Officieusement nul ne sait si en dehors de cette affaire feu Salif Diallo a eu à gérer les biens d’une autorité nigérienne à l’étranger.

Affaire à suivre !

Issoufou

Après une longue période d’hibernation, l’opposition nigérienne reprend du poil de la bête.Elle exige la destitution du Chef de l’Etat pour « refus d’obtempérer » à un arrêt de la cour constitutionnelle.

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