dimanche, 21 janvier 2018
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Manifestation au Niger

L’administrateur délégué de la ville de Niamey, Moctar Mamoudou n’est pas dans la logique de ses patrons ou n’a pas compris le sens de sa mission, à savoir diriger Niamey et les «niameyzés» de mains de fer.

Interdire une manifestation un «jour ouvrable» et suggérer sa tenue à un jour férié veut dire la même chose, s’indigne tôt ce mercredi matin devant le café de la rue vox, un défenseur de la camarilla qui dirige le pays.

La sortie des organisations de la société civile prévue pour ce jeudi 21 décembre à Niamey la capitale du Niger, est décalée au samedi 23 conformément au vœu du maire de Niamey, un inconditionnel du pouvoir en place, qui avait interdit la manif de ce jeudi 21 en s'appuyant sur une loi liberticide qui date de janvier 2017.

Dans l’arrêté qu’il a notifié le mardi 19 décembre aux organisations de défense des droits de l’Homme et de la démocratie, pour interdire leur marche de protestation contre la loi des finances 2018 votée le 26 novembre dernier par les députés proches du pouvoir, le maire ne s’est pas opposé aux manifestations organisées les week-ends. Ce qui présume la méconnaissance par le maire niameyzé de sa mission…

Les dignitaires du régime auraient certainement voulu que celui-ci agisse aussi en potentat local, foulant aux pieds les libertés publiques à leur manière, pour interdire toute expression de la démocratie par voie de marches pacifiques et meetings.

Face au choix qui leur est laissé, les acteurs de la société civile ont fini par dérouler leur plan B, à savoir l’observance de l’opération ville morte à la date du jeudi 21 décembre et le décalage de la marche et meeting à la date du samedi 23 décembre.

Dans les rangs des organisations, on trouve l’action très géniale car elle aura le même effet à savoir faire connaître au monde entier les misères que vit le peuple nigérien au quotidien. Misères qui vont malheureusement être aggravées dès 2018 par le fait de certaines dispositions de la loi qui instituent des nouvelles mesures fiscales et l’autorisation donnée à l’Etat  de prélever des quotes-parts dans le partage d’héritages laissés aux ayant-droits.

Une telle mesure est jugée contraire à la religion musulmane, si l’on en croit plusieurs érudits en islam qui ont très tôt donné de la voix face à ce qu’ils qualifient de «rébellion contre Dieu».

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