Photo Monrovia CEA

Monrovia, la capitale de la République du Libéria a abrité du 05 au 07 février 2019 un atelier sur la Zone de libre-échange continentale africaine, Zlecaf, à l’intention des membres du Réseau des journalistes économiques de la sous-région ouest-africaine. Organisée par le Bureau sous régional de la Commission économique pour l’Afrique de l’Ouest auprès des Nations-Unies, la rencontre de Monrovia est la suite logique de l’engagement pris par le bureau de la CEA à Dakar, en tant que premier partenaire dudit réseau créé en septembre 2017, d’informer et de renforcer les capacités de ses membres dans divers domaines qui touchent à l’économie des pays de la sous-région ouest-africaine.

 

Présidant cette activité en sa qualité de directeur par intérim du directeur du bureau de la CEA pour l’Afrique de l’Ouest, M. Bakary Dosso a, lors de la cérémonie d’ouverture de cet atelier, salué le partenariat avec les réseaux des journalistes économiques ainsi que la tenue de cet atelier qui a servi de véritable cadre d’échanges avec les experts de la CEA, de la Cédéao, et de l’Uemoa, venus pour la circonstance. Trois jours durant, les professionnels des médias invités à Monrovia ont été dotés des connaissances assez pointues qui vont leur permettre d’accompagner le plaidoyer en faveur de la ratification rapide par les Etats du continent de l’accord créant la zone de libre-échange continentale.

Prenant part à la cérémonie d’ouverture de cet atelier, le Commissaire de la Cédéao en charge du commerce et de la libre circulation a également salué l’initiative du bureau ouest-africain de la CEA visant à susciter une forte adhésion des journalistes de la sous-région dans les plaidoyers en faveur de l’accord créant la Zlecaf. Ce dernier s’est dit confiant que les échanges commerciaux dans la zone de libre-échange continentale vont aider les Etats à développer leurs économies respectives. Il a encouragé au passage la forte mobilisation des Etats au niveau des différents blocs sous régionaux et en particulier au sein de l’espace Cédéao, toute chose qui démontre selon lui, l’engagement des décideurs du continent à accélérer le processus de ratification, tel que l’a recommandé la dernière conférence des pays membres tenue à Abuja au Nigéria sur la Zlecaf.

Notons que cet atelier est le premier du genre depuis la signature de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine, intervenue le 21 mars 2018 à Kigali, en République de Rwanda. La rencontre de Monrovia a été un véritable rendez-vous du donner et de recevoir pour la trentaine des journalistes issus des quinze pays membres de l’espace Cédéao, éclairés sur les enjeux économiques et stratégiques liés à la mise en œuvre de la Zlecaf et sur les étapes actuelles des négociations entre Etats du continent ainsi que sur le processus de sa ratification qui est en cours.

L’accord créant la Zlecaf vise à moyen et long termes à booster les échanges commerciaux qui sont actuellement à leur faible niveau et très peu diversifiés entre Etats. Une fois entré en vigueur, un tel accord suscitera la suppression de certaines taxes douanières, l’adoption du Tarif extérieur commun, la création d’une union douanière, la totale intégration des économies du continent, etc. Au-delà, l’accord créant la Zlecaf favorisera la transformation industrielle de l’Afrique, le renforcement de commerce et de l’investissement entre pays et particuliers, ainsi que la création d’un marché unique du transport aérien africain.

Assurant son rôle de think-tank pour les Etats du continent, la CEA a inscrit dans son agenda la poursuite de sa mission de sensibilisation, d’appui conseil, d’encadrement technique ainsi que de l’accompagnement des Etats autour des discussions et négociations sur les règles d’origine, la mise en œuvre des indexes tarifaires et l’élaboration des stratégies qui puissent permettre à chaque Etat d’adapter les réalités économiques de son pays par rapport aux nouvelles mesures et opportunités qui vont naître dès l’entrée en vigueur de l’accord créant la Zlecaf.