Carte Pro Mohamed SidiUn ressortissant nigérien de nom de Mohamed Sidi Mohamed serait arrêté en début de semaine par la police judiciaire bissau-guinéenne dans une affaire de trafic de cocaïne. Cet individu se serait présenté comme étant un conseiller du Président du parlement nigérien. Il a été trouvé sur lui un badge professionnel que lui aurait délivré cette institution en bonne et due forme. Le nom de celui-ci figure bien sur la liste des conseillers spéciaux nommés à l’Assemblée Nationale à la demande des formations politiques membres de la Mouvance pour la renaissance du Niger (MRN). Seulement, ces indices, si on peut les appeler comme tels, sont loin de constituer la preuve suffisante d’un lien de celui-ci avec le Président de l’Assemblée du Niger, a laissé croire une source proche de cette institution. Explication…

En effet, le sieur Mohamed Sidi, tout comme beaucoup d’autres conseillers de son rang, n’a ni cahier de charge à l’Assemblée nationale et ne relève pas du cabinet du Président de l’Assemblée Nationale, persiste et signe notre source. Aussi, son titre de conseiller spécial ne lui procure aucune indemnité, mieux, celui-ci n’a jamais effectué une mission au nom du président de cette institution depuis sa nomination il y a à peine six mois, ajoute notre source. Si c’était le cas, les services du parlement nigérien lui auraient délivré un passeport diplomatique, mais se sont contentés à l’instar de plusieurs autres conseillers sans mandat de lui délivrer un simple badge qui fait office de carte professionnelle et qui ne vaut que sur le territoire nigérien.

Voilà pour le statut du sieur Mohamed Sidi, nommé conseiller à l’Assemblée Nationale à la demande d’une formation politique membre de la mouvance au pouvoir. En fait de responsabilité, celle du Président du parlement nigérien ne saurait être engagée même si le fait pour lequel le sieur Sidi Mohamed serait arrêté venait à être établi, fait remarquer notre source.

De Bissau à Bamako en passant par Dakar, les tous premiers médias qui ont traité l’affaire ont cité les noms de deux nigérians, d’un sénégalais et une quatrième personne de nationalité bissau-guinéenne. Une cinquième personne, considérée comme étant le cerveau de ce trafic, aurait échappé. Jusqu’à ce matin, les investigations de la police n’ont pas dit plus sur la nationalité de ce quidam qui a pris la fuite. Nul ne sait s’il s’agit bien du sieur Mohamed Sidi. Toutefois, les autorités nigériennes, notamment au niveau du parlement nigérien, suivent de près cette affaire.

En attendant, les yeux sont désormais rivés sur la formation politique qui l’a fait nommer conseiller spécial et en particulier sur son leader. En tout cas, si ce présumé cerveau du trafic de cocaïne est très peu connu des parlementaires nigériens, il jouit d’une grande aura politique au sein des certaines formations politiques qui soutiennent le pouvoir en place. Affaire à suivre !