20171124 120001 2Le 17 février 2015 aux environs de 16 Heures le village d’Abadam au sud-est du Niger fut bombardé par un avion jamais « identifié », provoquant la mort de 36 civils ainsi que des dizaines de blessés dont des mineurs qui ont perdu leurs membres et d’autres paralysés à vie.

 

Selon une hypothèse largement répandue l’équipage à bord aurait assimilé ces civiles à des éléments de Boko Haram, alors qu’ils prenaient part aux funérailles d’un responsable issue de cette localité.20171124 115852

Quelques 298 personnes, tous des ayants droits, dont des veuves et leurs enfants, viennent de se constituer partie civile pour intenter une action devant la cour commune de justice de la Cédéao.

20171124 115927

Selon plusieurs sources proches de ces victimes et mêmes militaires, le village d’Abadam « n'abritait aucun combattant de la secte Boko Haram » lorsque le drame était arrivé.

20171124 120001 2 

A l’époque des faits, l'armée de l'air nigériane a été accusée par une certaine opinion d’être à l'origine d’une telle bavure. Accusation rejetée en bloc par l’armée nigériane qui avait affirmé ne pas avoir eu connaissance d’un tel incident.

20171124 115942

Toutefois, il faut rappeler que ce bombardement était intervenu à un moment où les forces armées du Niger, du Nigéria, du Tchad et celles du Cameroun menaient des opérations conjointes de ratissage contre les combattants de Boko Haram qui sévissaient dans le bassin du Lac-Tchad.

Notons que l’incident a eu lieu une dizaine de jours seulement après l’attaque de 06 février par la secte Boko Haram dans la région de Diffa, qui avait également causé plusieurs dizaines des morts dans les rangs des civils et des forces de défense et de sécurité.