lutte contre le djihad

Trente-trois (33) militaires de la gendarmerie nationale du Niger en mission de sécurisation au poste du détachement de la gendarmerie de Wanzarbé ont été « révoqués et rayés » des contrôles des effectifs de la Gendarmerie nationale du Niger, indique un message radio du Haut Commandant de la Gendarmerie en date de 12 décembre 20017. La raison…

Selon une source digne de foi, ces militaires ont été révoqués pour «désertion» face à un ennemi en temps de guerre et dans une zone placée sous l’état d’urgence. Il s’agit ici de la région de Tillabéry, où depuis plus une année règnent en permanence des menaces d’attaques terroristes.

Après enquête diligentée sur ce cas de figure, un comité consultatif militaire a été approché au préalable et celui-ci a statué sur le renvoi définitif de ces militaires du corps de la Gendarmerie du fait de la gravité de l’acte incriminé, qui est prévu et puni par le code de justice militaire, précise notre source.

Le 4 octobre dernier, une patrouille des armées nigérienne et américaine a été la cible d’une attaque terroriste à Tongo Tongo, au nord-ouest du Niger, causant la mort des 4 militaires américains et 5 soldats nigériens.

Selon l’enquête diligentée par des services de sécurité sous-régionaux, de nombreux combattants de Boko Haram venus de l’est du Niger avaient pris part à l’attaque, en réussissant à s’infiltrer à Tongo Tongo par le Mali à bord de véhicules tout-terrain et de motos.

Les enquêteurs ont également déploré les rivalités communautaires et le refus de coopérer de ces communautés vivant dans la zone, qui se referment sur elles-mêmes et se protègent au lieu d’alerter les services de sécurité peu avant l’embuscade.

Le 13 novembre dernier lors de son entretien avec le journal français le Monde, le Ministre nigérien de la défense s’est beaucoup lamenté des résultats qu’il avait jugé insuffisants récoltés par des éléments des forces armées nationales ainsi que leurs alliés, alors que ce sont «des armées équipées », a-t-il souligné.

«Dans cette zone frontalière de Tillabéri, il nous faut nous organiser et convaincre. Or pour le moment, nos armées n’ont pas convaincu», a martelé le ministre nigérien de la défense.